Le souffle du renouveau vient de l’Est

Hongrie: Les Eglises européennes ont examiné le processus de la Charte oecuménique

Budapest, 2 décembre 2003 (Apic) Les délégués de 15 pays d’Europe centrale et orientale, représentant vingt Eglises différentes, se sont réunis du 27 au 30 novembre à Budapest. Lors de leur échange sur le processus de la Charte OEcuménique, les participants ont souligné l’apport des Eglises d’Europe orientale.

La rencontre de Budapest a été organisée conjointement par le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) et la Conférence des Eglises européennes (KEK).

Dans un communiqué commun, diffusé le 2 décembre, le CCEE et la KEK ont souligné la contribution des Eglises d’Europe orientale à l’Occident et à la nouvelle Europe. « L’Orient porte encore aujourd’hui les marques des blessures du régime autoritaire passé. Mais la force de son élan spirituel et sa dimension artistique et liturgique peuvent contribuer précieusement à la vitalité du christianisme, dans notre monde sécularisé », affirment les participants à la rencontre de Budapest.

A partir des rapports des différents pays, le CCEE et la KEK ont constaté que « de nombreuses initiatives de collaboration oecuménique sont en cours: en Albanie, des échanges ont lieu régulièrement entre les séminaires orthodoxes et catholiques; en République tchèque, on prépare un Kirchentag Oecuménique pour 2005; en Roumanie, on veut parvenir à une calendrier commun pour que les chrétiens puissent célébrer ensemble les fêtes les plus importantes ». Le deux conseils reconnaissent que des problèmes oecuméniques restent à résoudre, notamment en Ukraine, Russie et Grèce. Ils soulignent pourtant « qu’il y a une réelle volonté de poursuivre le dialogue et le processus oecuménique, car c’est un trésor à ne pas perdre et qu’il y a des problèmes communs qui ne peuvent être traités qu’ensemble ».

L’oecuménisme n’est pas facultatif, mais fondamental

Evaluant le chemin parcouru dans la diffusion de la Charte oecuménique, adoptée en avril 2001 à Strasbourg, les participants à la rencontre relèvent que le document est maintenant traduit dans presque toutes les langues européennes. « Le dialogue, soulignent-ils, n’est pas une méthode oecuménique; c’est un principe. Et l’oecuménisme n’est pas facultatif, mais fondamental ». C’est pourquoi les délégués d’Europe orientale entendent concrétiser le contenu de la Charte dans leurs diverses situations nationales. « La Charte, et plus particulièrement les principes qui figurent dans sa troisième partie, sont une contribution concrète des Églises à la définition de l’Union européenne à laquelle s’adjoindront dix nouveaux pays, le 1er mai 2004 », relèvent le CCEE et la KEK.

La collaboration entre les universités et facultés de théologie des diverses Eglises a également été jugée importante. A cet effet, l’idée d’un centre d’études oecuméniques en Europe de l’Est a été lancée. Le CCEE et la KEK préparent un troisième rassemblement oecuménique européen en 2007.

Au terme de cette consultation, organisée en collaboration avec la Conférence épiscopale hongroise, les participants ont rencontré le Conseil des Eglises de Hongrie, à Budapest, et le cardinal Péter Erdö, archevêque catholique d’Esztergom-Budapest. (apic/com/bb)

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