Pour un dialogue constructif entre monde du cinéma et Eglise
Rome, 3 décembre 2003 (Apic) Le Festival « Troisième Millénaire » contribue au « dialogue constructif entre le monde du cinéma et l’Eglise ». Telle est la position du cardinal Paul Poupard qui, en tant que président du Conseil pontifical pour la culture, a ouvert le congrès international « Le Christ dans le cinéma. Un canon cinématographique », le 2 décembre à l’Université pontificale ’Urbanium’ de Rome.
« Le cinéma est devenu un véhicule primordial et irremplaçable pour communiquer, éduquer et évangéliser », a expliqué le cardinal français. « Cette année, nous nous laissons interroger par ce thème fondamental, à partir de nos racines humaines et chrétiennes: Jésus-Christ qui est au milieu de nous, également à travers l’écriture cinématographique », a-t-il continué. « Les oeuvres inspirées par la personne et par le message de Jésus Christ sont innombrables, comme du reste les raisons de la fascination que l’Homme de Nazareth suscite aujourd’hui sur les hommes, et donc sur les registres cinématographiques ».
Pour le cardinal Poupard, qui reprend les propos de l’écrivain français François Mauriac, même si des oeuvres « critiquables, discutables ou en mesure de susciter beaucoup de perplexité » ont été réalisées, toutes sont là pour témoigner que « le Dieu fait homme ne suscite pas l’indifférence ». Il a également insisté sur le fait que le cinéma puisse « vraiment contribuer à la naissance d’un nouvel humanisme », « le génie et les forces de beaucoup d’acteurs du secteur cinématographique » étant capables de « produire de vrais chefs-d’oeuvre ».
Mgr John P Foley, président du Conseil pontifical pour les communications sociales, qui a conclu le congrès, a décrit le cinéma et la foi « comme deux réalités créatrices de la culture, deux langages de représentation symbolique qui, d’une certaine façon, stabilisent les liens entre les personnes et touchent les points vitaux de l’homme, comme ceux des idéaux élevés, du désir d’une société meilleure, des sentiments redécouverts, de la lutte entre le bien et le mal ». Pour lui, le thème de la figure du Christ dans le cinéma est à propos, puisque « Jésus-Christ fait partie du patrimoine de l’humanité ».
Réflexion à partir de cinq films sur le Christ
Ce congrès, qui rassemblait experts des grandes universités catholiques et ecclésiastiques, a donc ouvert le Festival annuel autour de réflexions sur la christologie dans le cinéma. Les discussions qui ont eu lieu le 2 décembre sont parties d’extraits de cinq films portant sur la personne de Jésus dont ’L’Evangile selon St Matthieu’, du cinéaste italien Paolo Pasolini, ’La dernière Tentation du Christ’, de l’Américain d’origine sicilienne Martin Scorsese, et le premier film muet sur Jésus, de Spezzoli (1898). C’est au terme que cette journée de congrès que les organisateurs auraient aimé projeter le film de Mel Gibson sur ’La Passion’.
La 7e édition de ce congrès international d’études sera suivie par le Festival à proprement parler, du 4 décembre au 10 décembre. Cette initiative qui a commencé en 1996 est organisée par l’organisme italien du monde du spectacle, l’Ente dello Spettacolo, soutenue par le ministère des biens et des activités culturelles. Le Conseil pontifical pour la culture et le Conseil pontifical pour les communications sociales en sont les parrains. (apic/imedia/bb)
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