La COMECE inquiète

Bruxelles: Limites éthiques de la recherche avec les cellules souches: échec ministériel

Bruxelles, 4 décembre 2003 (Apic) La Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) déplore l’échec du Conseil des ministres de l’Union Européenne, mercredi à Bruxelles, qui n’est pas parvenu à un accord sur des recommandations éthiques pour le financement de la recherche sur les cellules souches.

La proposition de la Commission européenne ainsi que le compromis mis au point par la présidence italienne de l’Union Européenne et le Gouvernement portugais ont été rejetés. Dans un communiqué, Mgr Noël Treanor, secrétaire général de la COMECE fait par de l’inquiétude des évêques des conséquences de cet échec: « Ce pourrait être, écrit-il, à la Commission Européenne de prendre les décisions concernant ce type de recherche dans un contexte d’incertitude légale et éthique ».

« Les préoccupations éthiques soulevées par une recherche qui entraîne la destruction d’embryons humains sont basées sur des convictions religieuses et séculaires, ainsi que sur des faits historiques et scientifiques. Elles sont partagées par l’Eglise catholique et d’autres Eglises chrétiennes ainsi que par beaucoup d’autres qui étudient la questions sous des perspectives différentes », assure-t-il.

Le secrétaire de la COMECE rappelle que la question traitée lors du Conseil des ministres de mercredi n’était pas de savoir si ce type de recherche devait être légalement autorisée dans l’Union Européenne. Ceci relève de la compétence des Etats membres. « La question était de savoir si ce type de recherche devait recevoir des fonds du budget de la Communauté Européenne et, de ce fait, de la contribution de tous les Etats membres ».

Pas neutre

Or, selon lui, cette décision n’est pas neutre d’un point de vue éthique. « Accepter que des fonds communautaires puissent être utilisés pour la recherche sur des cellules souches embryonnaires, et plus particulièrement pour l’obtention de cellules souches embryonnaires, revient à conférer une certaine légitimité aux techniques utilisées pour obtenir ces cellules souches, autrement dit, la destruction d’embryons humains ».

L’incapacité du Conseil des ministres à parvenir à un accord aujourd’hui est la conséquence évidente de la sensibilité éthique particulière de cette question, conclut Mgr Treanor. D’après lui, les décisions de cette nature devraient, conformément au principe de subsidiarité, être prises par les Etats membres. (apic/com/pr)

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