Berne: Le canton de Berne envisage le rachat des 95 cures des paroisses réformées
Berne, 4 décembre 2003 (Apic) Le canton de Berne propose aujourd’hui aux paroisses de l’Eglise réformée de ce canton d’acheter leur cure, axant son offre sur la base d’un prix sur la valeur de rendement. Berne est actuellement encore propriétaire de 95 cures. Cet état de fait remonte à 1803, moment où le canton a repris les biens ecclésiastiques, offrant en échange le traitement des pasteurs.
Dans sa réponse au député Johannes Josi (Riedstätt), le conseiller synodal Hans Ulrich Krebs relève que la question est complexe et qu’elle ne peut être résolue qu’individuellement pour chaque cas. Le Conseil synodal propose aux paroisses une assistance compétente. Le canton, assure un communiqué du Synode, ne forcera aucune paroisse à l’achat.
Et les excuses aux anabaptistes.
Les persécutions contre les anabaptistes au XVIe siècle a également occupé le Synode. «Quand l’Église réformée nationale bernoise envisage-t- elle de demander publiquement des excuses pour les atrocités dont elle s’est rendue coupable au XVIe siècle envers les communautés anabaptistes?», a en effet demandé le député Hans-Ueli Schmocker (Hindelbank) au Conseil synodal.
Le président du Conseil, Samuel Lutz, a répondu qu’il ne pouvait faire autrement que de se sentir concerné, mais qu’il n’est pas possible de procéder seul à ce réexamen de l’histoire. «Au XVIe siècle, l’Eglise réformée, les anabaptistes, l’Eglise catholique romaine et le canton de Berne avaient une histoire commune. En ce qui concerne les torts commis envers les anabaptistes, l’Eglise réformée nationale a demandé des excuses en 1983».
L’essentiel ne réside cependant pas aujourd’hui dans les excuses publiques, mais dans la réconciliation. «Ce n’est pas une démonstration publique qui est exigée, mais une prière commune de réconciliation. Et cela peut aussi se faire dans la discrétion», a ajouté Samuel Lutz. (apic/com/pr)
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