C’est ce qu’affirme le Saint-Siège aux pays membres de l’OSCE

Maastricht: La liberté religieuse est une condition pour la stabilité et la paix en Europe

Maastricht, 8 décembre 2003 Pour le Saint-Siège, « toute action pour assurer la stabilité et la paix doit s’accompagner d’un engagement à promouvoir les valeurs spirituelles, morales et religieuses ». Le chef de la délégation vaticane l’a affirmé lors de la 11è conférence ministérielle de l’OSCE à Maastricht, en Hollande.

Différents points étaient à l’ordre du jour, dont l’antisémitisme, l’intégration des gitans et la traite des personnes. S’adressant aux ministres des Affaires étrangères des 55 pays membres de l’OSCE, le sous- secrétaire pour les relations avec les Etats s’est réjoui de l’adoption par l’OSCE, au Portugal en 2002, d’un texte sur la tolérance et la non- discrimination, le racisme et la xénophobie.

Le Saint-Siège « condamne toute forme d’antisémitisme et de racisme, qui sont contraires au fondement même du christianisme et sont totalement injustifiables dans les cultures proches du christianisme » a affirmé Mgr Pietro Parolin, chef de la délégation vaticane à la Conférence ministérielle de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le 2 décembre 2003 à Maastricht. Pour le Saint-Siège, l’OSCE et le reste de la communauté internationale doivent ainsi « assurer une formation appropriée et une information correcte » et « éduquer à la coexistence et à la confiance réciproque, dans le respect de la religion, de l’histoire, de la culture et de la valeur intrinsèque de chaque personne ».

Sur le plan de l’éducation, il faut « garantir que la législation et les études respectent l’identité religieuse des différents groupes ethniques et le droit des parents à éduquer leurs propres enfants », a souligné le chef de la délégation du Saint-Siège, qui demande à l’OSCE de « s’efforcer de maintenir un dialogue réel et constant avec toutes les instances compétentes » dans les pays membres. Une nécessité, selon le Saint-Siège, afin de « combattre l’intolérance et les préjudices ethniques et raciaux » et de faire respecter « la liberté religieuse ».

Eviter le danger d’unilatéralisme

« Le respect de toute forme de liberté religieuse devrait garantir la sécurité et la stabilité au XXIe siècle » a ainsi rappelé Mgr Parolin, citant les paroles de Jean-Paul II. Alors que l’OSCE est sur le point d’adopter une « Stratégie pour affronter les menaces à la stabilité et à la sécurité au XXIe siècle », le Saint-Siège prône par ailleurs une « réponse commune » face aux diverses menaces, pour « éviter le danger d’unilatéralisme ».

A propos de la situation des gitans, alors que l’OSCE est en train de préparer pour la première fois un plan d’action, le chef de la délégation du Saint-Siège a réaffirmé « l’importance de faciliter une intégration des romanichels et des gitans dans les pays membres », offrant ainsi aux sociétés d’accueil « l’opportunité de connaître la richesse de leurs cultures et de leurs traditions ».

Enfin, quant à la traite des personnes, un texte est en discussion à l’OSCE et pourrait être adopté à Maastricht. Mgr Parolin a souligné l’exigence d’une « plus intense et étroite collaboration entre les « agences » de pays d’origine, de transit et de destination afin de « combattre cette manifestation honteuse d’esclavage ». (apic/imedia/vb)

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