Rome: 10e anniversaire de l’Accord fondamental signé par Israël et le Saint- Siège

«Une pierre milliaire dans l’histoire des relations»

Rome, 2 janvier 2003 Apic) Le Vatican qualifie de «pierre milliaire dans l’histoire des relations entre le Saint-Siège et Israël» l’Accord fondamental signé par les deux Etats, il y a tout juste 10 ans.

Dans un article de L’Osservatore Romano du 31 décembre, signé par Mgr Andrea Cordero Lanza di Montezemolo, premier nonce en Israël, ce dernier souhaite que tout ce qui est stipulé dans cet accord juridique soit toujours respecté, malgré les «nombreuses difficultés», d’ordre politique et diplomatique, du processus de paix au Proche-Orient.

Pour fêter le 10e anniversaire de la signature du 30 décembre 1993 de l’Accord fondamental, premier lien juridique entre les deux pays et qui a porté, moins de six mois plus tard le 15 juin 1994, à l’établissement de relations diplomatiques, le quotidien du Vatican publie un article du représentant du Saint-Siège en Israël, de 1994 à 1998. «C’est un pas historique qui a apporté la clarté dans les relations entre le Saint-Siège et l’Etat d’Israël et a contribué par la même occasion à améliorer la compréhension réciproque et le respect entre catholiques et juifs», peut-on lire.

«Aujourd’hui, il nous faut espérer que les nombreuses difficultés qui continuent à éloigner la paix au Proche-Orient, malgré les efforts des différentes parties, ne soient pas un obstacle au respect et à l’observation de tout ce qui est historiquement stipulé dans cet Accord fondamental, qui reste une pierre milliaire dans l’histoire des relations entre le Saint-Siège et Israël», écrit le nonce italien aujourd’hui à la retraite.

Pour lui, il faut bien «distinguer» l’aspect «strictement politique et diplomatique» du processus de paix en cours sur le territoire israélo- palestinien et les différents accords juridiques, comme celui sur les personnes juridiques signé le 10 novembre 1997, qui stipule que l’Etat d’Israël accepte de reconnaître l’existence légale de certains représentants du Saint-Siège sur son territoire.

L’ancien nonce en Israël rappelle ainsi que l’Accord fondamental de 1993 réaffirme en particulier le respect de la liberté religieuse et de culte. «L’Etat d’Israël a solennellement reconnu le droit de l’Eglise catholique à exercer sa mission dans le domaine religieux, moral, éducatif et caritatif», souligne-t-il. Par ailleurs, «il a été réciproquement établi que le devoir de respecter et maintenir le ’statu quo’ existant dans les lieux saints, alors que le Saint-Siège ne cesse de réclamer pour Jérusalem un statut spécial avec des garanties internationales», rappelle également l’archevêque italien.

Des regrets

Interrogé par Radio Vatican le 30 décembre 2003, le Père franciscain David Jaeger, custode de Terre Sainte, regrette pour sa part le non aboutissement des négociations de la commission bilatérale permanente sur l’aspect économique des institutions ecclésiales en Terre Sainte. En effet, suite à l’Accord fondamental de 1993 et à celui de 1997 sur le statut juridique de l’Eglise catholique en Israël, les négociations portent actuellement sur la situation économique et fiscale des institutions ecclésiastiques, le Saint-Siège demandant des exonérations fiscales comme par le passé.

«Il nous faut obtenir que l’Etat d’Israël reconnaisse, par ce nouvel accord, les droits acquis par l’Eglise en Israël et en Terre Sainte, tout au long des siècles», explique le franciscain, citant les différents accords avec l’Empire Ottoman et les divers Etats européens par la suite, et enfin la résolution de l’ONU du 29 novembre 1947 qui confirmait toutes les exonérations fiscales existantes à l’époque. (apic/imedia/pr)

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