Et tout ceci est vrai
Triste sort pour la colombe blanche de la paix lâchée en ce dimanche de janvier à Rome par le pape. Qui adressait une fois encore ses appels au monde pour lui demander de s’engager pour un peu plus de paix et un peu moins de guerre, de violence. Un geste symbolique, surtout avant l’arrivée au Vatican de l’Américain Dick Cheney. Triste sort disais-je, pour cet oiseau blanc très vite disparu dans le ciel de Rome. Trop vite même, happé qu’il fut bientôt par d’autres oiseaux, des mouettes muées en faucons, que l’idée de la non violence répugne. Au point de faire payer par le prix du sang l’oiseau et son message. De la fenêtre d’où était partie notre colombe, une autre, toute aussi blanche, devait également prendre envol. Intuition de Colombe? Elle préféra demeurer sur place, bien planquée, certes, mais à l’abri des griffes de nos mouettes belliqueuses aux allures de faucons. Meurtriers de notre colombe. Et de son message qu’ils croyaient à jamais détruit. Comme si l’espoir pouvait l’être. C’est peut-être pour cela que la compagne du sacrifié a fait mine d’avoir peur. Pour mieux le resservir lors de la visite d’un monsieur, dont on dit de lui qu’il est aussi un faucon. (apic/pierre rottet)
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