Rome: Enquête judiciaire contre la supérieure des religieuses brigittines?
Rome, 29 janvier 2004 (Apic) La supérieure des religieuses brigittines, Mère Tekla Famiglietti, très influente au Vatican, est mise en cause dans la presse italienne. Elle aurait maltraité des religieuses indiennes. Les soeurs brigittines démentent et soutiennent leur supérieure.
Mère Tekla Famiglietti, la supérieure des soeurs de sainte Brigitte, serait l’objet d’une enquête judiciaire pour mauvais traitements infligés à des religieuses d’origine indienne. C’est ce qu’affirment dans leur édition du 28 janvier une agence de presse et un quotidien italiens. Le même jour les soeurs brigittines ont rédigé un communiqué de presse en soutien à leur supérieure.
Selon le quotidien italien « Il Messagero », un magistrat italien a accusé mère Tekla de violence envers six novices d’origine indienne de sa communauté. D’après les « révélations » de l’agence de presse Adista, la supérieure des Brigittines – une congrégation de 600 religieuses réparties dans une quarantaine de pays – aurait confisqué le passeport des soeurs. Ces dernières auraient de plus été cantonnées aux basses oeuvres au sein du couvent.
Selon ces sources, les soeurs auraient quitté leur couvent, situé à une centaine de kilomètres au nord de Rome et trouvé refuge dans un autre couvent situé près de Parme, dans le nord de l’Italie, avec le soutien d’un abbé bénédictin, le père Cipriano Carini. Ce dernier a été démis de ses fonctions le 23 février 2003 et la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique l’avait prié de s’éloigner de la ville de Parme pour au moins deux ans.
Mensonges infamants
Les soeurs brigittines, dont la maison-mère est située à Rome, ont immédiatement publié un communiqué de soutien à leur supérieure. Elles y écrivent avoir appris « avec une grande douleur et un profond regret les mensonges infamants rapportés dans « Il Messagero » contre (leur) ordre, en la personne de la mère abbesse, mère Tekla Famiglietti ». Et expriment à l’unanimité leur solidarité, démentant « en toute vérité » les informations rapportées dans le quotidien.
Dans leur communiqué, les religieuses soutiennent que mère Tekla « n’a jamais été soumise à une enquête » et affirment « se réserver le droit de faire fonctionner la justice pour préserver la vérité et l’honorabilité de l’Eglise et de l’ordre ». Ajoutant encore que la majorité des supérieures qui guident les différentes communautés brigittines dans le monde sont indiennes.
Mère Tekla est âgée de 66 ans et se trouve à la tête de l’ordre depuis 24 ans. Elle a la réputation d’être très influente au sein de la curie romaine. Elle est particulièrement proche du cardinal Crescenzio Sepe, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et de collaborateurs influents du pape. (apic/imedia/vb)
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