Le Caire: Première rencontre entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes orientales
Le Caire, 4 février 2004 (Apic) Une première rencontre entre l’Eglise catholique et les Eglises orientales orthodoxes axée sur le dialogue théologique s’est tenue au Caire, en Egypte, du 27 au 30 janvier 2004. Cette rencontre, estime-t-on, a permis de d’enregistrer un progrès dans le dialogue oecuménique avec les Eglises orthodoxes orientales.
Selon un communiqué publié le 4 février 2004 par le Saint-Siège et co- rédigé par le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et le saint- synode de l’Eglise orthodoxe copte, cette rencontre avait pour but de dresser le bilan de trente ans de dialogue et d’avancer en direction de la communion ecclésiale.
Face aux représentants de l’Eglise catholique – une quinzaine de personnes emmenées par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pour l’unité des chrétiens – se trouvaient des représentants de l’Eglise orthodoxe copte, de l’Eglise syrienne orthodoxe, de l’Eglise arménienne apostolique (de Cilicie et d’Arménie), de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée. Les représentants indiens de l’Eglise syro-malankare n’ont pu se rendre au Caire, faute de visa. Quant à l’Eglise orthodoxe d’Ethiopie, elle n’a pas envoyé de représentants.
Au cours de cette rencontre, le pape Shenouda III des coptes orthodoxes, est venu saluer l’assemblée et lui souhaiter de parvenir au « succès dans ce dialogue ». De son côté, le cardinal Kasper a présenté des voeux identiques émis par Jean Paul II à l’adresse des participants.
Cette première rencontre est considérée comme un pas important dans le dialogue oecuménique entre les Eglises orthodoxes orientales et l’Eglise catholique. Elle a permis de « se pencher sur les nombreuses études et activités qui ont jalonné les trente dernières années », indique le communiqué publié mercredi.
Rendez-vous à Rome en 2005?
Par ailleurs, les participants ont proposé un agenda de réflexions pour la prochaine rencontre qui se tiendra du 25 au 30 janvier 2005, peut être à Rome si les Eglises orthodoxes acceptent la proposition des catholiques.
L’agenda traitera des thèmes de « l’Eglise comme communion », des implications ecclésiales et canoniques de cette communion et des degrés de communion possibles entre les Eglises. Les divers représentants se sont engagés à rédiger des études sur ces thèmes, qui seront utilisées comme point de départ aux discussions.
Un certain nombre d’Eglises catholiques et orthodoxes orientales – comme les chaldéens (catholiques) et les syro-orthodoxes – sont déjà relativement avancés dans la pratique d’une communion partielle, pour des raisons historiques, mais aussi d’effectifs. Dans les régions ou la religion musulmane est majoritaire, leur unité est encore accentuée. Le Vatican souhaite ainsi régulariser certaines pratiques de fait, clarifier les positions théologiques respectives et unifier les relations avec l’ensemble des Eglises orthodoxes. (apic/imedia/pr)
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