25’000 pèlerins attendus à Lourdes du 9 au 11 février

Rome: Présentation au Vatican de la prochaine Journée mondiale des malades

Rome, 5 février 2004 (Apic) Le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, a présenté jeudi à Rome la prochaine Journée mondiale des malades

«Renouveler la pastorale de la santé dans le monde, et particulièrement en Europe, à travers la célébration du 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l’immaculée conception»: tel est l’objectif des organisateurs de la 12e Journée mondiale du malade qui aura lieu à Lourdes du 9 au 11 février 2004, commenté par le cardinal Javier Lozano Barragan.

La 12e édition de la Journée mondiale du malade, instituée par Jean Paul II en 1993, a pour thème «l’immaculée conception et la santé dans les racines chrétiennes de l’Europe». Cette «célébration mondiale», dont la première édition s’était déjà déroulée à Lourdes, a eu lieu successivement en Australie (2001), en Inde (2002) et aux Etats-Unis, à Washington en 2003.

Cette journée est célébrée chaque année sur un continent différent, ce qui lui donne une connotation spéciale en fonction du lieu géographique choisi, a-t-il expliqué. Sont invités cette année, entre autres, tous les évêques présidents des différentes Conférences épiscopales d’Europe, les évêques responsables de la pastorale de la santé de chacun de ces pays, ainsi que tous les autres évêques du monde au travers des différentes nonciatures apostoliques.

La rencontre de 2004, qui devrait rassembler 25’000 pèlerins et un millier de malades, selon Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, se déroulera sur trois jours, qualifiés par le cardinal Lozano Barragan, de journées «pastorale, théologique et liturgique».

Au cours de ces trois jours de rencontre, il y aura, en outre, «l’onction des malades, la procession et la bénédiction eucharistique des malades, ainsi que la procession aux flambeaux», présidée par le même cardinal.

Messe au Vatican

Au moment de la messe du 11 février – jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes – dans le sanctuaire marial, le pape recevra comme tous les mercredis des personnes en audience dans la salle Paul VI. Le Vatican et la basilique Saint-Pie X seront en outre reliés par écrans géants, ce qui permettra à Jean Paul II de s’adresser directement aux pèlerins et aux malades réunis à Lourdes.

Dans la soirée, une messe sera célébrée à leur attention, par le cardinal italien Camillo Ruini, vicaire de Rome, dans la basilique Saint Pierre au Vatican. Jean Paul II devrait y saluer les malades au terme de la cérémonie. PR

Encadré

Les miracles et la médecine

Pour l’évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Jacques Perrier, les «miracles et la médecine ne sont pas en opposition». Pour lui, «le miracle est un signe exceptionnel qui anticipe ce que la médecine pourra peut-être guérir un jour. Beaucoup de guérisons miraculeuses d’il y a un siècle, comme celles de la tuberculose, sont remplacées aujourd’hui par des guérisons médicales. A l’époque la maladie était incurable. Les miracles sont donc des signes encourageants pour les chercheurs», a-t-il expliqué à l’Apic en marge de la conférence. PR

Encadré

La maladie du poulet, un effet de la globalisation.

Interrogé sur la maladie du poulet, au lendemain du sommet organisé à Rome sur le sujet, le cardinal Lozano Barragan a parlé des effets de la mondialisation. Pour lui, «la globalisation n’est pas seulement économique, mais elle touche tous les champs. Il faut avoir un contrôle pour que la maladie ne s’étende pas si facilement, être vigilants quant aux migrations tout en respectant les droits des immigrants». L’homme doit disposer des animaux de façon rationnelle et de façon profitable pour toute l’humanité, a-t-il estimé.

Le cardinal mexicain a également invité l’humanité à une plus grande solidarité, «vertu typiquement chrétienne». Pour lui, la globalisation donne naissance à «de nouvelles sources de mal-être pour l’humanité tels que le sida, la sars ou la maladie du poulet», qui font prendre conscience que «nous faisons tous partie du même monde, sans frontières», et que nous devons nous entraider». A propos de médicaments, le cardinal est revenu sur la nécessité impérative d’en baisser les coûts, à la suite à la déclaration de Mgr Paul Cordes, président du Conseil pontifical Cor Unum, qui avait dénoncé le 20 janvier 2004 le refus des cartels pharmaceutiques de baisser le prix des médicaments contre le sida, et affirmé que «si tant d’enfants mouraient du sida en Afrique, c’est qu’ils n’avaient pas les médicaments nécessaires». PR

Encadré

La lutte contre l’euthanasie, une bataille perdue pour la France ?

Interrogé sur l’euthanasie, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et responsable de la pastorale française de la santé depuis quatre ans, a pour sa part affirmé que «l’exemple belge, pire que celui hollandais, avait été un mauvais coup pour la France».

«Des épisodes douloureux ont récemment affecté la France», a expliqué le cardinal de 53 ans, rappelant l’histoire de Vincent Humbert.

A la suite à la mort de ce jeune garçon, une commission parlementaire a été constituée en novembre 2003, à la demande du président Jacques Chirac. Consulté sur le sujet, au même titre que les autres représentants des religions, l’archevêque de Lyon a expliqué que si «la bataille risquait d’être perdue» pour les catholiques, ces derniers «n’étaient pas chargés de la gagner, mais de faire savoir leur position».

La commission terminera ses travaux en février, suite à quoi il y aura un projet de loi sur le sujet, a expliqué le cardinal. (apic/imedia/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rome-presentation-au-vatican-de-la-prochaine-journee-mondiale-des-malades/