Et pour l’adoption de mesures politiques urgentes

New York: L’Observateur du Saint-Siège à l’ONU plaide pour la famille

New York, 8 février 2004 (Apic) Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, a souligné l’urgence de l’adoption par les autorités publiques de politiques en faveur de la famille.

« Aujourd’hui plus que jamais, la famille a besoin d’une protection spéciale de la part des autorités publiques », a indiqué Mgr Celestino Migliore, lors de la 42e session de la Commission pour le développement social de l’Organisation des Nations unies, le 6 février 2004.

Les Etats ont la responsabilité de défendre la souveraineté de la famille car cette dernière constitue le noyau fondamental de la structure sociale, a rappelé l’Italien, à l’occasion du dixième anniversaire de l’Année Internationale de la Famille. Pour lui comme pour sa délégation, « la famille devrait jouer un rôle primordial et central dans la mise en place d’une société saine ».

L’évêque italien a alors rappelé que pour le Saint-Siège, la famille est une institution naturelle fondée sur le mariage – union intime et complémentaire d’un homme et une femme-, qui, au-delà « d’une simple unité juridique, sociologique ou économique », « constitue une communauté d’amour et de solidarité » possédant des droits propres et inaliénables.

Evoquant « les défis notables » posés par le monde d’aujourd’hui à la famille, Mgr Celestino Migliore a insisté sur l’urgence de l’adoption de politiques familiales à la hauteur des exigences actuelles. « Ma délégation est convaincue que ces politiques constituent la manière éthique et concrète de résoudre les crises des sociétés et de garantir un avenir possible à la démocratie », a-t-il déclaré.

S’il a reconnu que « la conception de telles politiques » n’était pas facile car « elles doivent maintenir un juste équilibre avec le principe de subsidiarité, favorisant la famille sans lui ôter ses responsabilités », il a aussi insisté sur la nécessité d’y intégrer le principe de solidarité pour ne pas les réduire à « des politiques fiscales de redistribution des revenus » ou à « des politiques d’assistance publique ».

La reconnaissance des droits de la famille constitue un aspect fondamental de la promotion des droits de l’homme, a conclu l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU. (apic/imedia/pr)

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