Les violences dégénèrent en « guerre civile »
Port-au-Prince, 17 février 2004 (Apic) La Conférence épiscopale haïtienne lance un appel en vue de rétablir la paix dans le pays. Les violences dégénèrent désormais en « guerre civile », soutient Mgr Hubert Constant, archevêque de Cap Haïtien et président de la Conférence des évêques.
« Les évêques demandent que la solution la plus adéquate soit prise pour ramener la paix dans le pays », soutient encore le prélat, sans faire explicitement référence à une démission du président Jean-Bertrand Aristide. « Nous nous adressons au gouvernement de Haïti et à la conscience des gouvernants afin qu’ils prennent la décision la plus salutaire, la meilleure pour mettre fin à cette situation », a déclaré à l’Agence Misna Mgr Hubert Constant.
Haïti fait face depuis plusieurs semaines à une vague de protestation pacifique des opposants au président Aristide, alors que des groupes armés se sont insurgés dans quelques localités de l’île, provoquant de nombreux actes de violence. « Le bain de sang a déjà commencé », estime le président de la Conférence épiscopale, par ailleurs très préoccupé par la situation humanitaire du pays.
« La souffrance du peuple est intolérable. L’insécurité est omniprésente », lit-on dans l’appel des évêques. Le document exhorte aussi tous les Haïtiens « à respecter la vie de tout être humain, l’intégrité morale des personnes, le droit de tous à la liberté, à l’information véridique en rappelant que le droit constitutionnel doit s’exprimer librement et la nécessité de manifester de façon respectueuse et pacifique ».
Face à l’aggravation de la crise humanitaire, les évêques de l’île demandent aux parties en conflit « de libérer la voie publique pour permettre aux organismes d’entraide d’apporter l’aide humanitaire aux personnes blessées ou en difficulté ». (apic/misna/bb)
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