Iran: Remise de peine pour les prisonniers capables de réciter le Coran
Téhéran, 22 février 2004 (Apic) Même condamnés à mort, les prisonniers peuvent échapper à la sentence, selon le chef de service pénitentiaire de Téhéran. Ils peuvent bénéficier de réductions de peines s’ils apprennent le Coran par coeur .
Le chef du service pénitentiaire de Téhéran, Sayyid Morteza Bakhtiari, a confié à l’agence de presse étudiante iranienne Isna que les prisonniers pouvaient voir leur peine réduite et même les condamnés à mort échapper à la peine capitale. Il a fait allusion à «une facilitation de leur libération» sans préciser pour quels types de condamnés. Actuellement, selon la même source, 300 clercs et 200 étudiants en théologie donnent régulièrement des cours dans les prisons de la république islamique.
Certains Etats arabes du Golfe offrent également la possibilité de raccourcir les peines des prisonniers qui apprennent le Coran par coeur.Il y a cependant d’autres conditions à ces accommodements. Sous la loi islamique, c’est à la famille d’une victime de pardonner à l’auteur du meurtre (apic(isna/vb).
Rome: Projet controversé d’un patriarcat gréco-catholique en Ukraine
Groupe de travail Eglises orthodoxe russe et romaine catholique
Rome, 22 février 2004 (Apic) Un groupe de travail mixte, composé de catholiques et d’orthodoxes, devrait être mis en place pour étudier et trouver des solutions aux points d’achoppements entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise romaine catholique. La question du projet d’un patriarcat gréco-catholique en Ukraine – encore en suspens – est au coeur des controverses entre les mondes catholique et orthodoxe.
Un groupe de travail mixte, composé de catholiques et d’orthodoxes, devrait être mis en place pour trouver des solutions aux points d’achoppements entre les deux Eglises. Ainsi en ont décidé le métropolite de Smolensk et Kaliningrad, Kirill, chef du département des relations avec les Eglises extérieures du patriarcat de Moscou, et le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, réunis dans la capitale russe le 19 février 2004, a annoncé un communiqué du cardinal allemand en date du 21 février.
«Au cours des échanges, les parties ont examiné les points problématiques entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise romaine catholique, particulièrement en Russie et en Ukraine», y est-il écrit. «La position unanime» des Eglises orthodoxes – russe et locales – qui ont donné une réponse écrite sur la question de «l’éventuel établissement d’un patriarcat gréco-catholique en Ukraine» a été «prise en considération par les autorités de l’Eglise catholique avec grand sérieux», a affirmé le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Celui-ci a également assuré aux orthodoxes que le Saint-Siège «souhaitait maintenir et renforcer ses relations positives avec les Eglises orthodoxes».
Le pape semble favorable au projet de patriarcat
La question du projet d’un patriarcat gréco-catholique en Ukraine – encore en suspens – a fait jusqu’ici l’objet de controverses dans les mondes catholique et orthodoxe. Le cardinal et archevêque majeur des Ukrainiens gréco-catholiques, Lubomyr Hussar, a demandé avec insistance à Jean-Paul II de reconnaître l’élévation de son Eglise de rite oriental au rang de patriarcat. Le pape y semble favorable, contrairement aux cardinaux de la curie, notamment au cardinal Walter Kasper.
Le cardinal Hussar, qui a déjà déménagé son siège de Lviv à Kiev – considérée comme la ville du baptême des orthodoxes russes -, a provoqué une réaction très violente des orthodoxes russes, identique à celle de février 2002 lorsque les administrations apostoliques catholiques dans la Fédération de Russie avaient été élevées en diocèses. Les orthodoxes russes considèrent ce projet de patriarcat comme une marque de prosélytisme avancé.
Ce projet de patriarcat avait crée des tensions dès l’automne 2003. Le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens en avait fait part au patriarche Alexis II au travers d’une lettre. Le patriarche de Moscou avait immédiatement fait suivre ce courrier à Bartolomée Ier, qui y avait réagi très vivement. Dans une lettre envoyée à Jean-Paul II en novembre 2003 et publiée sur la version grecque du site de son Eglise, Bartolomée Ier avait alors menacé l’Eglise catholique de geler ses relations avec elle, si elle décidait d’accepter ce patriarcat pour les catholiques byzantins d’Ukraine.
Suite à l’échange du 19 février entre les Eglises catholique et orthodoxe, il est prévu que le cardinal Walter Kasper rencontre lundi 23 février le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Alexis II. Celui-ci, qui fête son 75e anniversaire, s’était absenté de la capitale ces derniers temps, pour des raisons de santé. (apic/imedia/vb)
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