Risque de création d’embryons humains de seconde classe
St-Maurice, 1er mars 2004 (Apic) La Fraternité «Eucharistein» soutient le référendum contre la loi fédérale du 19 décembre 2003 lancé par L’association «Oui à la vie». L’évêque Norbert Brunner et l’abbé Joseph Roduit prennent part au débat sur les recherches scientifiques en matière d’utilisation de cellules souches embryonnaires.
Un référendum, lancé par L’association «Oui à la vie», a reçu l’appui de diverses personnalités du monde politique et médical et le soutien de la Fraternité Eucharistein de Epinassey/St-Maurice. Ce référendum demande que la loi fédérale du 19 décembre 2003 relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires (LRCS) soit soumise au vote du peuple, car elle est «contraire à l’éthique et méprise la vie humaine» selon l’association.
Son argument principal est qu’il existe déjà la possibilité de faire des recherches sur les cellules souche du cordon ombilical et sur les cellules souches adultes et que celle-ci ne pose pas de problèmes éthiques.
Pour elle, l’utilisation de cellules souches d’embryon humain pourrait engendrer des dérives. En effet, elles permettraient d’obtenir des embryons «surnuméraires», créant ainsi des êtres humains de seconde classe. Un autre risque serait l’utilisation de ces cellules souches à des fins de clonage ou d’intervention dans la lignée génétique humaine.
Progrès de la science et principe éthique et moral
Dans le Nouvelliste du 21 février 2004, Mgr Norbert Brunner évêque de Sion et Joseph Roduit abbé de St-Maurice d’Agaune ont écrit un article dans lequel ils parlent du développement scientifique et de la question éthique et morale concernant la transmission de la vie et le patrimoine génétique.
Ils rappellent qu’à la suite des débats provoqués par la recherche sur les cellules souches d’embryons humains, des scientifiques ont déjà cherché des alternatives. Selon cet article, le professeur Barrandon, de Lausanne, médecin en dermatologie et biologie, a obtenu des résultats prouvant que «les cellules souches adultes constituent une source idéale pour la thérapie clinique».
D’emblée, les deux auteurs soulignent que «l’Eglise se réjouit des progrès de la science quand ils sont au service de l’humanité». Puis ils citent le professeur Arnaud de Vaujuas, docteur en médecine et prêtre, de Toulouse : «La recherche scientifique est en crise» et «dans sa réflexion morale et spirituelle, l’Eglise doit contribuer à sauver les sciences». Ils concluent que «les chrétiens conscients de l’avenir de l’humanité ne peuvent se laisser leurrer par des décisions qui favorisent la manipulation génétique sur les embryons humains alors qu’il existe d’autres possibilités plus respectueuses de la vie humain». (apic/com/lh)
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