Mais une étude montre que 88% ne tiennent pas leur promesse
Washington, 11 mars 2004 (Apic) Depuis une dizaine d’années, des mouvements d’origine chrétienne prônent l’abstinence sexuelle avant le mariage. Une étude américaine publiée cette semaine montre cependant qu’une majorité de jeunes ayant signé un engagement à rester vierges avant de se marier ne tiennent pas leur promesse. Point positif, tout de même: ils commencent leur activité sexuelle plus tard et ont moins de partenaires que les autres adolescents.
A l’instar de «L’Amour Vrai Attend», une association née aux Etats-Unis et soutenue par diverses dénominations chrétiennes, ces mouvements revendiquent plusieurs millions de jeunes adhérents à travers le monde.
Une étude nationale menée durant 8 ans auprès de 12’000 jeunes aux Etats- Unis montre cependant que les participants aux mouvements prônant la chasteté ont presque le même taux de maladies sexuellement transmissibles (mst) que les autres jeunes. Cette étude sociologique sur le comportement des adolescents met à mal l’un des arguments de la campagne pour la chasteté, appuyée par l’administration Bush, à savoir que la croisade pour l’abstinence contribue essentiellement à prévenir les mst.
L’étude montre que les participants au programme d’abstinence ont à peu près le même taux d’infections par des mst comme la chlamydia et la gonorrhée. Selon Hannah Bruckner, sociologue à l’Université de Yale et co- auteure de l’étude, les programmes d’abstinence ne sont pas non plus très efficaces pour prévenir les grossesses précoces.
Moins de partenaires et début d’activité sexuelle plus tardive
Selon cette recherche, 88% des jeunes Américains qui ont signé la promesse de rester vierges avant le mariage ne tiennent pas leur engagement. A noter cependant qu’ils commencent leur activité sexuelle plus tard et ont moins de partenaires que les autres adolescents.
Par contre, H. Bruckner a été surprise de voir qu’il n’y avait pratiquement pas de différence statistique concernant les infections. La raison en est qu’ils sont moins portés à utiliser des préservatifs et sont moins conscients des risques que représentent les mst. Pour la sociologue, c’est parce les participants aux programmes d’abstinence ont été persuadés qu’ils n’allaient pas avoir de relations sexuelles. Etant donné l’engagement pris, ces jeunes sont moins prêts à consulter un médecin en cas de maladies sexuellement transmissibles, avec le risque de les transmettre plus facilement. (apic/nyt/guard/be)
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