La libéralisation menace le droit fondamental aux ressources

Suisse: Communiqué de l’OSEO pour la Journée internationale de l’eau le 22 mars

Lausanne, 22 mars 2004 (Apic) La libéralisation de l’eau menace le droit fondamental aux ressources. Or, c’est un droit humain fondamental, déclare lundi dans un communiqué l’oeuvre suisse d’entraide ouvrière OSEO, à l’occasion de la Journée internationale de l’eau le 22 mars 2004,

Le droit à une eau de bonne qualité et en quantité suffisante est un droit humain fondamental. Mais, dans le monde 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à une eau potable non contaminée, rappelle l’OSEO, une ONG basée à Lausanne et dont les fondateurs et parrains sont le Parti socialiste suisse PSS et l’Union syndicale suisse (USS).

L’eau peut être source de mort

Dans les régions rurales, le manque d’eau conduit à de graves problèmes de santé et d’alimentation et est également un facteur de pauvreté. Dans les pays en développement, les maladies diarrhéiques sont la première cause de mortalité infantile.

L’eau, élément essentiel de la lutte contre la pauvreté et la prévention des conflits, est une ressource qui appartient à tous. Mais, poursuit l’OSEO, le droit à l’eau est trop souvent menacé par les pures lois du marché et la libéralisation: «Les sources et les droits d’exploitation sont privatisés et l’eau est vendue à des prix prohibitifs. Ou alors, là où les pouvoirs publics n’interviennent pas, comme dans des régions rurales reculées, l’approvisionnement n’est pas assuré en raison de son manque de rentabilité.»

Premières victimes: les femmes et les enfants

Ce sont les femmes et les enfants qui souffrent le plus de ces situations. Les femmes sont responsables de la corvée d’eau pour leur famille et les bêtes. Un accès facilité et une eau de bonne qualité allègent le fardeau des femmes et leur donnent une chance d’améliorer l’état de santé de leurs enfants.

Au Mozambique, l’OSEO mène un programme d’accès à l’eau dans des régions reculées où règne la sécheresse, tandis qu’au Salvador, l’organisation suisse est engagée dans un programme d’utilisation durable et efficiente de l’eau. Des laboratoires mobiles analysent la qualité de l’eau et forment les populations à la protection des sources et des nappes.

L’OSEO enseigne également la méthode Sodis, qu’elle qualifie de procédé simple, efficace et bon marché. L’eau sale, préalablement filtrée, est mise dans des bouteilles de pet et placée pendant six heures au soleil. Les rayons ultraviolets détruisent bactéries et virus. La méthode Sodis est donc pour l’OSEO une alternative efficace à la cuisson de l’eau (qui demande beaucoup de bois) et au chlorage (qui peut à long terme occasionner des problèmes de santé). (apic/com/be)

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