Une ligne proche de celle des syndicats

Bolivie: Les forces armées hostiles à l’exportation de gaz naturel

La Paz, 29 mars 2004 (Apic) Les forces armées boliviennes sont hostiles à l’exportation de gaz naturel à l’état brut, dont le pays est très riche. Elles demandent à La Paz de mettre en place un plan d’investissement pour le traitement industriel de l’hydrocarbure dans le pays. La question du gaz est à l’origine des récents conflits ayant provoqué le départ du président Gonzalo Sanchez de Lozada.

« L’industrialisation du gaz a de nombreux avantages, bien qu’elle soit très coûteuse et nécessite un gros investissement de départ; nous estimons cependant que cela est possible » a déclaré aux micros de Radio Erbol, une radio liée à l’Eglise catholique bolivienne, l’amiral Luis Aranda, commandant en chef des Forces armées.

Le point de vue des militaires est contenu dans un rapport que l’amiral a remis au chef de l’Etat, qui contiendrait également des indications sur le choix du port (chilien ou péruvien) à utiliser.

C’est la première fois depuis que le président Mesa est arrivé au pouvoir (17 octobre 2003) que les militaires donnent leur point de vue sur la question vitale de l’exportation de gaz et se positionnant sur une ligne proche de celle des syndicats et des organisations civiles, qui demandent des investissements dans le secteur de la raffinerie de gaz, pour créer des emplois et des richesses dans un des pays les plus pauvres d’Amérique latine.

Dans le pays les manifestations contre le projet gouvernemental d’exporter au rabais le gaz bolivien aux Etats-Unis et au Mexique se sont transformées en un véritable soulèvement populaire, causant la mort de nombreuses personnes. Sous la contrainte de la rue, le président Gonzalo Sanchez de Lozada avait été contraint d’abandonner le pouvoir et de quitter le pays. (apic/misna/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/bolivie-les-forces-armees-hostiles-a-l-exportation-de-gaz-naturel/