Chine: Arrêté le 5 avril, Mgr Giulio Jia Zhiguo a été libéré
Pékin, 15 avril 2004 (Apic) Mgr Giulio Jia Zhiguo, évêque de l’Eglise « clandestine » ou « souterraine », fidèle au pape mais non reconnue par les autorités de Pékin, a été libéré mercredi à Shijiazhuang (chef-lieu de la province de Hebei, Chine nord orientale), indique jeudi l’Agence missionnaire Misna à Rome.
Mgr Jia Zhiguo a été arrêté le 5 avril dernier par la police chinoise. Son incarcération avait été qualifiée d’ »inadmissible » par le Saint-Siège. Agé de 69 ans, cet évêque a été emprisonné par le passé pendant environ 20 ans. Mgr Jia Zhiguo, du diocèse de Shijiazhuang, dans la province du Hebei (nord), avait été arrêté à son domicile dans le village de Wuqui, à environ 250 kilomètres au sud de Pékin.
Dès l’annonce de son arrestation, le Vatican a dénoncé en termes vifs cette action, la qualifiant d’ »inadmissible ». « Encore une fois un membre de la hiérarchie catholique vient d’être privé de la liberté personnelle sans aucune motivation judiciaire » devait déclarer Joaquin Navarro-Valls, porte- parole du Saint-Siège, dans un communiqué de presse daté du 7 avril 2004.
Silence
Les autorités n’ont apporté aucune explication sur les raisons de cette détention. On ne connaît pour l’heure pas les circonstances qui entourent sa mise en liberté.
L’arrestation Mgr Giulio Jia Zhiguo faisait suite à celle de Mgr Wei Jingyi, évêque de Qiqihar (région du Heilongjiang), le 9 mars 2004 et libéré une semaine plus tard. Cette nouvelle avait également fait l’objet d’une vive réaction du Saint-Siège.
Selon l’agence « Asia News », environ 50 évêques et prêtres, ainsi qu’une vingtaine de religieux, seraient actuellement incarcérés dans les geôles chinoises. Les arrestations de religieux clandestins par les autorités chinoises interviennent souvent dans les périodes de grandes fêtes religieuses, comme Pâques.
La Chine compte entre 12 et 15 millions de fidèles catholiques – bien qu’aucune statistique ne soit réellement fiable -, répartis entre une communauté « patriotique » ou officielle, et une communauté « souterraine » ou clandestine. Le Saint-Siège reconnaîtrait cependant les deux tiers des évêques de l’Eglise officielle chinoise.
Les relations entre la Chine et l’Etat du Vatican ont été interrompues en 1957 à la suite de l’excommunication par le pape Pie XII de deux évêques nommés par le régime communiste. Le Vatican avait alors établi des relations avec Taiwan.
Pékin conditionne le rétablissement des rapports à la rupture des relations du Vatican avec Taïwan ainsi qu’à l’engagement du Saint-Siège à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures chinoises. (apic/ag/imedia/misna/pr)
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