Rome: Une bonne administration est la garantie d’une saine laïcité, dit le cardinal Martino
Rome, 29 avril 2004 (Apic) Une bonne administration est la garantie d’une saine laïcité, a estimé le cardinal Renato Martino au cours d’un colloque auquel a pris également part Luigi Mazzella, ministre italien de la Fonction publique. Ce dernier a assuré que l’époque des « tire-au-flanc » et des corrompus était terminée.
Pour qu’une administration civile soit éthique, elle doit être au coeur de la société, à la fois au « service des citoyens », décentralisée, et « un bon exemple de saine laïcité », déclaré mercredi soir à Rome le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, lors d’un séminaire commun à son dicastère et au ministère italien de la fonction publique.
Le cardinal a qualifié ces travaux « d’actualisation concrète du principe de collaboration entre l’Eglise et l’Etat, dans le respect des spécificités de chacun, afin de promouvoir l’humanité et les droits fondamentaux de l’Homme ». « Un bon exemple de saine laïcité », a-t-il insisté.
« L’administration ne doit pas seulement être efficace et bien organisée, mais aussi éthique », a souligne le cardinal, rappelant que la tradition chrétienne a toujours tenu en haute considération les hommes politiques, convaincue de la valeur du service qu’ils rendent à la collectivité.
Revenant sur le contenu de la doctrine sociale de l’Eglise, qui prône le caractère central de la personne humaine en toute chose, le cardinal a déclaré que l’Etat doit « travailler à édifier une société toujours plus libre et solidaire ». C’est pourquoi, a poursuivi le prélat, « il faut favoriser la participation de la société civile aux affaires publiques » et ainsi toujours plus mettre en valeur « les autonomies locales » qui caractérisent les politiques gouvernementales actuelles.
Enfin, le cardinal a stigmatisé le manque de moyens publics face à la complexité et à l’urgence des attentes des populations.
Terminée l’époque des « tire-au-flanc »?
Luigi Mazzella, ministre italien de la Fonction publique, est aussi intervenu lors du colloque. Il a pour sa part déclaré, que « l’Etat est aussi au service du marché qui n’est pas uniquement un lieu de profit personnel, mais aussi une source possible de bien être collectif ». Pour le ministre italien, l’administration n’est plus celle des « tire-au-flanc » et des « corrompus ». (apic/imedia/pr)
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