Une denrée indispensable à la vie dans le monde

Lausanne: Campagne en faveur du commerce équitable du riz

Lausanne, le 4 mai 2004 (APIC) Placée sous le slogan «Le riz, c’est la vie», une rencontre avec deux pionniers du commerce équitable s’est tenue lundi soir à Lausanne, en présence d’une cinquantaine de personnes. Le riz? En Suisse, une personne consomme en moyenne 5,5 kg annuellement.

A l’invitation de l’Association romande des magasins du monde, Claro Fair traide ag, l’entraide protestante suisse (EPER) et le Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO), Vitoon Panyakul, membre d’une ONG thaïlandaise, et Sèngdao Vangkèosay, président d’une coopérative de paysans laotiens, ont abordé la question du commerce équitable du riz. Un style agricole qui associe nature, développement et culture.

«Le riz, c’est la vie». Le slogan reflète d’ailleurs la campagne 2004, baptisée, «Année internationale du riz». Cette rencontre entre producteurs asiatiques et consommateurs suisses avait pour objectif de sensibiliser l’opinion à la culture biologique du riz. Mais aussi à son commerce équitable. Une notion de plus en plus développée dans l’esprit du consommateur, via le travail d’ONG qui visent un commerce plus juste.

Près de la moitié de la population mondiale se nourrit essentiellement de riz. En Suisse, une personne consomme annuellement 5,5kg. «En Asie et en Afrique, 10 millions de ménages considèrent la culture rizicole comme leur principale source de revenus», a affirmé le Thaïlandais Vitoon Panyakul. Selon lui, «le commerce équitable oeuvre en faveur du maintien de la biodiversité puisque les méthodes naturelles priment sur le rendement. En optant pour des méthodes anciennes, les riziculteurs contribuent beaucoup au maintien des écosystèmes».

Protection des biodiversités

Au Laos, les riziculteurs privilégient la promotion systématique des critères sociaux et écologiques, explique pour sa part le Laotien Sèngdao Vangkèosay. Cela assure les bases de l’existence pour des millions de personnes. «Cette approche crée en effet des emplois, réduit la faim et la pauvreté et préserve des traditions et des cultures séculaires».

Selon les deux intervenants, le commerce équitable donne aux producteurs de riz une importance qui dépasse le cadre régional, et contribue également à la préservation des différentes variétés de riz et la biodiversité des régions rizicoles. DNG

Encadré

Le riz pour tenter d’éliminer la faim et réduire la pauvreté

L’année internationale du riz 2004 se donne pour objectif d’encourager un accroissement de la production rizicole ainsi qu’un accès amélioré à cette culture vivrière, qui nourrit plus de la moitié de la population mondiale tout en faisant vivre des millions de personnes chargées de sa production. Selon les initiateurs de cette campagne, le développement des systèmes de rizicultures viables devrait en outre permettre de combattre plus efficacement la faim, mais également de réduire la pauvreté tout en contribuant à préserver l’environnement et à assurer une vie meilleure aux générations présentes et futures. Tout un programme.

Dans le domaine du commerce équitable, la Suisse, à travers diverses organisations (SECO, EPER, Max Havelar, Claro. Magasin du monde) a joué un rôle de précurseur. En 2002 par exemple, le chiffre d’affaires réalisé avec les produits labellisés Max Havelaar a dépassé 112 millions de francs. Une part importante de cette somme est revenue aux producteurs d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. «Le riz Max Havelaar représente aujourd’hui près de 3% du marché. Soit un peu plus de 400 tonnes (décortiquées) par an, dont un tiers provient de cultures biologiques», relève Marianne Tellenbach, chargée de la communication à l’EPER. (apic/dng/pr)

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