«Lettre aux prêtres» de la CNBB
Brasilia, 5 mai 2004 (Apic) Les prêtres catholiques brésiliens sont priés de s’abstenir d’activités politiques partisanes. La Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) a rappelé dans sa «Lettre aux prêtres» que de telles activités sont incompatibles avec leur ministère et leurs fonctions pastorales.
Le document a été publié à l’issue de la 42e réunion plénière de la CNBB – tenue sur le thème «Vie et ministère des prêtres» -, qui a clos ses travaux le week-end dernier à Itaici, à une centaine de kilomètres de Sao Paulo. Les évêques brésiliens déplorent que certains se laissent prendre par l’illusion qu’en occupant des charges politiques, ils serviraient mieux le peuple que par leur ministère pastoral. La mission du prêtre possède quelque chose de spécifique, à l’image du Christ pasteur, qui ne se confond pas avec un engagement politique partisan, relève la CNBB.
Le prêtre peut avoir une option politique et partisane
Le vice-président de la CNBB, Dom Celso de Queiros, évêque de Catanduva, a précisé à la presse qu’il ne s’agissait pas ici d’interdiction, mais cet avertissement signifie que le prêtre assumant une charge publique, que se soit au niveau du législatif ou de l’exécutif, est obligé de renoncer à la direction de la paroisse. Selon Mgr Celso de Queiros, les prêtres peuvent avoir, personnellement, une option politique et partisane, mais ils ne doivent pas la manifester devant les fidèles.
Pour le secrétaire général de la CNBB, Dom Odilo Scherer, évêque auxiliaire de Sao Paulo, la participation de prêtres dans des situations de conflits (luttes aux côtés des paysans sans terre, manifestations pour la réforme agraire, contre la faim et la dette extérieure, etc. ndr) ne doit pas être interprétée comme un engagement politique, «cela faisant partie de la préoccupation pastorale, quand il s’agit d’apporter appui et protection aux mouvements sociaux.»
Soutien aux mouvements populaires et aux revendications sociales
L’Eglise appuie les mouvements sociaux à condition qu’ils ne recourent pas à la violence, a pour sa part souligné le président de la CNBB, Dom Geraldo Majella Agnelo, cardinal archevêque de Salvador. Dans le cas du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST), le primat du Brésil a rappelé que l’épiscopat accompagne l’action de ses militants par le biais de la Commission Pastorale de la Terre (CPT), un organisme de la CNBB. (apic/cnbb/kna/be)
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