Rome: Jean Paul II a reçu le président du Liban, Emile Lahoud
Rome, 16 mai 2004 (Apic) Jean Paul II a encouragé les Libanais dans leurs efforts pour « l’unité de leur Nation » et pour « la paix au Proche-Orient ». Il l’a affirmé en recevant Emile Lahoud, président du Liban, le 15 avril à la veille de la canonisation du moine maronite Al-Hardini.
« Je prie Dieu de soutenir les efforts de tous les hommes de bonne volonté en faveur de la paix », a souhaité le pape, « particulièrement dans la région du Proche-Orient tant éprouvée par des violences inacceptables ».
« Je demande à Dieu d’aider tous les Libanais à consolider l’unité de leur Nation, dans la concorde et le respect de tous ceux qui la composent », a encore lancé le souverain pontife. Quelque dix-huit communautés religieuses cohabitent en effet dans ce qui fut ’la Suisse du Proche- Orient’, déchirée ensuite et appauvrie par la guerre civile de 1975-1991. La souveraineté du pays y est désormais limitée par la présence de 20’000 soldats syriens. La démocratie est encore fragile. Par ailleurs, Israël continue à occuper le petit territoire des Fermes de Chebaa, et le Liban doit faire face aux projets d’implantation des réfugiés palestiniens sur son sol.
« Je souhaite que la canonisation d’un fils de votre terre, le Père Nimatullah Al-Hardini, soit pour vos concitoyens un exemple de vie fraternelle », a ajouté le pape. Ce moine de l’Ordre libanais maronite, né en 1808 et mort cinquante ans plus tard, est le troisième libanais à être canonisé en l’espace de vingt-sept ans, après saint Charbel en 1977 et sainte Rafqa en 2001.
Trois croix symbolisant l’héritage chrétien du Liban
Le président de la République libanaise, le général Emile Lahoud, catholique maronite, s’est rendu au Vatican à l’occasion de cette canonisation du 16 mai. Accompagné de sa suite, forte de deux ministres et de quelques députés, il a offert au pape une pierre archéologique du IVe siècle marquée de trois croix, symbolisant l’héritage chrétien de son pays. Il a assuré au souverain pontife « son appui aux différentes positions du Siège apostolique à l’égard du conflit au Proche-Orient et de la situation en Irak ». Pour lui, « la réinstauration d’un nouvel ordre mondial ne saurait s’ériger sur l’abolition de l’autre par une logique de la force ».
Le Liban compte 40% de chrétiens (maronites, grecs orthodoxes, catholiques, églises arméniennes) contre 60% de musulmans (chiites, sunnites, druzes). Jean Paul II s’est rendu à Beyrouth en mai 1997. (apic/imedia/bb)
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