Centrafrique: Sectes accusées d’avoir servi de caches d’armes
Bangui, 18 mai 2004 (Apic) Les autorités de la République Centrafricaine ont accusé certaines sectes en activité dans le pays d’avoir servi de caches d’armes pendant les crises militaires dans le passé. Entre 1997 et 2003, le pays a connu plusieurs mutineries militaires, provoquant une instabilité politique qui a abouti au renversement du régime de Ange Patassé en mars 2003.
Un responsable du ministère de l’Intérieur cité le 16 mai par le correspondant local de la radio panafricaine, Africa n°1, a indiqué que « certaines de ces églises, durant les différentes crises militaro- politique, étaient l’endroit idéal pour dissimuler les armes ». Les autorités ont lancé, la semaine dernière, une vaste opération de récupération d’armes détenues illégalement à travers tout le pays. Le responsable du ministère de l’Intérieur cité par Africa n°1 a aussi souligné que cette prolifération de groupes religieux « constitue une menace pour la sécurité et pour l’ordre public ».
Face à cette situation, le gouvernement a imposé de nouvelles mesures. De nouvelles dispositions réglementaires prévoient que désormais, les nouvelles églises, pour être reconnues, doivent regrouper au moins 1000 adeptes et être implantées dans trois régions du pays. En outre, le pasteur de toute nouvelle église doit être titulaire d’un diplôme de théologie et avoir une expérience professionnelle.
Les églises nouvelles en Centrafrique sont souvent créées par des hommes politiques pour des raisons ethniques ou par des fidèles en conflit avec les responsables religieux. Fin 2003, le pays comptait 34 associations de nouvelles églises, essentiellement protestantes. (apic/ibc/bb)
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