Suisse: Assemblée générale de l’agence de presse Apic/Kipa à St-Gall
St-Gall, 20 mai 2004 (Apic) L’agence de presse internationale catholique Apic, basée à Fribourg, montre pour l’exercice 2003 des comptes quasiment équilibrés, avec un léger déficit d’environ 200 francs. Le budget 2004 est par contre dans les chiffres rouges pour un montant de 16’000 francs, a-t- on appris mercredi 19 mai à St-Gall lors de l’assemblée générale de la coopérative Apic/Kipa.
Ce déficit budgétaire, qui survient après plusieurs exercices équilibrés ou légèrement bénéficiaires, s’explique notamment par les difficultés sur le marché des médias – qui se traduisent par des pertes d’abonnements -, et la baisse régulière des subventions des organismes de financement de l’Eglise. « Les médias sont les sismographes du développement de la société », a commenté à cette occasion Aloïs Hartmann, président de la coopérative Apic/Kipa.
Le journaliste lucernois a évoqué dans ce contexte la disparition régulière, amorcée au tournant des années 60-70, de la presse catholique quotidienne, quasiment absente aujourd’hui du paysage médiatique helvétique. Ainsi, la presse catholique en tant que telle n’est plus présente – en Suisse alémanique en particulier – que dans certains secteurs: bulletins de paroisse, organes d’information officiels ecclésiaux, revues missionnaires, publications de mouvements, etc.
Un marché en pleine évolution et des nouveaux défis pour l’Apic
A. Hartmann a encore remarqué que dans la presse profane, les nouvelles religieuses, quand elles sont publiées, ne concernent souvent plus que l’espace local ou régional, tandis que la dimension universelle de l’Eglise n’apparaît plus. De plus, les nouvelles qui intéressent généralement les médias concernent avant tout les événements spectaculaires, que ce soit au niveau suisse ou au plan mondial, et elles proviennent d’autres sources que celles d’agences de presse spécialisées comme l’Apic. L’approfondissement de thèmes religieux importants manque, ou alors est souvent le pur fruit du hasard.
Tous ces développements, auxquels il faut ajouter une nouvelle attitude des gens face à la religion et à leur propre Eglise et les nouvelles habitudes, surtout chez les jeunes journalistes, créées par la révolution internet, obligent une agence comme l’Apic à examiner les possibilités de se repositionner. D’autant plus que les moyens financiers mis à disposition de l’agence, qui doit affronter une situation de concurrence toujours plus difficile, se raréfient. Face à « ces jours difficiles qui sont devant nous », le président Hartmann a souligné avec force que l’Eglise en Suisse a absolument besoin d’une agence de presse telle que l’Apic.
Les sociétaires de l’Apic ont été accueillis en début d’après-midi par l’évêque de St-Gall, Mgr Ivo Fürer, avant de tenir leur assemblée générale au Musée lapidaire situé sous la bibliothèque abbatiale de St- Gall. L’Apic avait choisi de siéger en Suisse orientale pour remercier le journaliste Arnold B. Stampfli, qui a siégé deux décennies durant dans les organes de la coopérative, et aussi pour saluer l’oeuvre de pionnier qu’a accomplie le diocèse de St-Gall en matière d’information. Il y 25 ans, en effet, dans le sillage du Synode 72, l’évêque de St-Gall mettait sur pied un service d’information occupé dès le départ par des journalistes professionnels. (apic/be)
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