Un rendez-vous qualifié de « très constructif et positif ».
Rome, 5 juin 2004 (Apic) G. W. Bush a qualifié sa rencontre avec Jean Paul II du 4 juin 2004 de « très constructive et positive ». « J’ai eu une belle rencontre avec le pape hier. C’était un honneur pour moi que d’être en présence d’un tel homme de Dieu », a affirmé George Bush à la presse, en présence de sa suite, composée notamment de son secrétaire d’Etat Colin Powell, et de sa conseillère pour la sécurité nationale Condoleeza Rice.
Le président américain a rencontré vendredi le pape pour la troisième fois, au cours d’une audience où Jean Paul II a fait part de son profond désaccord avec la politique menée par le Buhs en Irak et au Proche-Orient.
« Comme le pape, a dit le pensionnaire de la Maison Blanche, les photos que j’ai vues du traitement de certains membres de nos troupes envers les prisonniers américains m’ont révulsé », s’est-il exclamé, rappelant à son auditoire sa préoccupation du digne traitement de tout être humain, qu’il a manifestée avec le pape.
Jean-Paul II avait évoqué la veille dans son discours, les « événements déplorables » des dernières semaines. Ceux-ci « ont troublé la conscience civile et religieuse de tous, et ont rendu plus difficile l’engagement serein et déterminé, à partager les valeurs humaines », avait- il alors souligné.
Selon G. Bush, « ce traitement ne reflète pas l’esprit des Etats-Unis. Ces gens ont entaché notre honneur », a renchéri le président américain, promettant à ce sujet « une enquête complète réalisée de façon transparente ». Et pour lui, cela aura une valeur exemplaire pour les peuples du Moyen-Orient, dont certaines sociétés sont dominées par des tyrans. Le président Bush a cependant refusé de destituer le secrétaire d’Etat à la Défense, Donald Rumsfeld, qui passe pour avoir pour le moins été mis au courant de longue date de ces pratiques.
Toujours en guerre
« Nous sommes toujours en guerre ! », s’est enfin exclamé George Bush à l’intention des Italiens. « Il faut que les Italiens comprennent qu’il y a toujours un réseau terroriste qui veut assassiner, tuer ! ». L’armée américaine en Irak a essuyé de nouvelles pertes humaines: plusieurs soldats ont en effet perdu la vie lors d’affrontements.
Pour l’actuel président des Etats-Unis, « la démocratie et la prospérité sont les antidotes à l’amertume et à la haine qui nourrissent le terrorisme ». Il a enfin défendu la présence de troupes américaines et italiennes, entre autres, en Irak. Troupes qui, à ses yeux, aident au « passage à la souveraineté irakienne souhaitée par tous ». « Nous sommes là- bas pour les aider », a-t-il redit, dans un discours qui ne varie guère au fil des mois et des échecs. « Nous travaillons de façon unie avec eux, ainsi que pour résolution du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il également expliqué. Washington et Londres ont présenté vendredi à New York une nouvelle ébauche de leur proposition aux Nations Unis.
G. W. Bush a été reçu samedi à Paris, pour commémorer avec 17 représentants d’autres pays le débarquement des troupes alliées sur les côtes de Normandie, il y a 60 ans. Le Vatican y est représenté par le cardinal allemand Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et doyen des cardinaux, légat du pape. (apic/imedia/pr)
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