Congo-Brazzaville: Détente des relations entre le gouvernement et l’Eglise catholique
Brazzaville, 13 juin 2004 (Apic) Détente des relations entre le gouvernement et l’Eglise catholique à Brazzaville. Un discours du président de la Conférence Episcopale du Congo (Cec), Ernest Kombo, en mai dernier, avait heurté le président Sassou Nguesso, contraignant le nonce apostolique à lui présenter des excuses.
La décrispation a eu lieu mardi 8 juin, lors d’une audience du président Dénis Sassou Nguesso. Le chef de l’Etat a reçu une délégation des évêques du Congo, conduite par l’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou. Selon la télévision locale, l’entretien a porté sur le discours de Mgr Ernest Kombo lors des obsèques de Mgr Barthélemy Batantu.
Au sortir de cette audience, Mgr Milandou a déclaré qu’ils étaient « venus voir le chef de l’Etat pour dissiper le nuage qui semble s’installer entre la Présidence de la République et l’Eglise ».
« La jeunesse aux abois ne sait plus respecter les parents, grands- parents, oncles et tantes. Certains ont même des mains salies par le sang, aidez-nous à obtenir le pardon et de Dieu et des ancêtres », avait notamment déclaré Mgr Kombo, lors l’oraison funèbre, le 4 mai dernier. « L’Eglise et la nation congolaise ont soif d’amour, de paix, d’unité », avait-il ajouté. Il a prié pour « l’estime des uns des autres, l’ardeur à travailler, la réconciliation totale et profonde » dans le pays.
Ces propos ont vexé le président Sassou Nguesso. Il les a considérés comme une humiliation et a exigé des excuses. Ce que fit le nonce apostolique, Mgr Mario Roberto, s’attirant pour sa part les incompréhensions d’une bonne partie du clergé, qui a soutenu Mgr Kombo. (apic/ibc/bb)
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