La paix au Proche-Orient a un coût
Jérusalem, 21 juin 2004 (Apic) La paix au Proche-Orient a un coût que tous ne sont pas prêts à payer, a estimé le cardinal Carlo Martini, archevêque émérite de Milan, lors d’une Conférence donnée le 19 juin à Jérusalem, où il réside depuis sa retraite.
Aujourd’hui, tous parlent de la paix, tous veulent la paix, tous manifestent pour la paix. Chacun à sa façon et de préférence sans vouloir en payer le prix», a déclaré le cardinal italien. «La paix est un risque, la paix se paie», a poursuivi le prélat qui vit entre l’Italie et Jérusalem, où il se consacre à l’étude des Ecriture saintes, depuis son départ de Milan en 2002. «On n’arrive pas à la paix, parce que l’on ne veut rien payer. La paix a un coût, celui du compromis, celui de savoir laisser tomber quelques revendications».
Pour le cardinal, le Proche-Orient devrait prendre exemple sur les pays «qui ont réussi à dépasser des situations dramatiques, par exemple l’Afrique du Sud et le Pérou, non seulement en s’appuyant sur la vérité et la justice, mais aussi sur la réconciliation».
«Ici, à Jérusalem, il existe discrètement dans certains milieux un dialogue, de la bonne volonté, du service mutuel, ainsi que l’accueil de l’autre ou le pardon, qui enrichissent cette réalité. Pourtant c’est une voix qui n’est pas relayée par les médias et qui n’est pas écoutée par les politiques», a poursuivi le cardinal. Avant de conclure: «Plus il y aura de personnes à rechercher sincèrement la paix», plus vite elle arrivera au niveau politique. (apic/imedia/pr)
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