Afrique: Le trafic d’armes légères a de beaux jours devant lui
Maputo, le 25 juin 2004 (Apic) Le trafic des armes légères a de beaux jours devant lui. Il est devenu l’une des principales menaces pour la sécurité nationale et régionale en Afrique. Pour Virginia Gamba, de l’Institut africain d’études sur la sécurité, de toute évidence, la disponibilité croissante d’armes légères en Afrique a contribué à l’émergence d’une culture de la violence.
Des observations. mais qui reviennent chaque fois qu’est abordée la question du trafic des armes légères en Afrique, déplore Virginia Gamba, du Programme sur les armes légères de l’Institut africain d’études de la sécurité. Qui soutient l’idée selon laquelle les armes favorisent l’agitation sociale.
Le trafic illégal dans le domaine des armes légères déstabilise les communautés africaines et propagent le crime. Selon Virginia Gamba, des milliers d’armes légères circulent entre les mains de bandits, de criminels de droit commun et d’immigrés organisés, provoquant l’instabilité, la destruction et des ravages généralisés. Entre 500’000 et 6’000’000 armes sont en circulation au Mozambique et entre 400’000 et 8’000’000 en Afrique du Sud.
Cette quantité massive d’armes circulant remonte à la guerre froide et la lutte lors de la colonisation et de l’apartheid. Devenues des marchandises échangées et circulant librement, ces armes alimentent les conflits dans la région des Grands lacs, de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique australe. En octobre 1997, un rapport consacré à la prolifération des armes en Afrique du Sud a montré qu’au Mozambique un contrebandier, par voyage – deux possibilités de déplacement par mois -, importait 30 armes. Les armes légères ont accru les vols de bétail à la frontière (zones rurales) du Swaziland avec le Mozambique, dans les régions pastorales au Kenya, en Ethiopie et au Soudan.
Mamadou Aliou Barry, avec une expérience de 20 ans dans l’armée, est une de ces voix qui peuvent se faire entendre sur la question des armes légères en Afrique. Cet ancien vétéran a indiqué que le stock d’armes légères du conflit angolais se retrouve aujourd’hui dans le Nord de la Côte d’Ivoire, comme il a pu s’en rendre compte. (apic/dia/pr)
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