Le Vatican sera représenté à un «très haut niveau»
Dakar, 29 juin (Apic) Le Vatican sera représenté à un «très haut niveau» et aidera à ce que les autres instances chrétiennes envoient des participants à la conférence mondiale sur le dialogue islamo-chrétien, prévue fin 2005 à Dakar. Le pape Jean Paul II l’a promis au président sénégalais, Abdoulaye Wade, lors d’une audience le mois dernier, a rapporté le quotidien ivoirien, «Fraternité Matin».
Sur initiative du chef de l’Etat sénégalais, des hommes politiques, théologiens et religieux du pays et d’horizons divers se retrouveront à Dakar en décembre 2005 pour échanger du mode de coexistence pacifique entre les religions musulmane et catholique. Abdoulaye Wade veut internationaliser le modèle sénégalais de coexistence pacifique entre les deux religions monothéistes. A la mi-janvier, il en avait discuté avec les évêques sénégalais. «Nous avons d’autant plus facilement approuvé l’idée que les relations de l’Eglise et le gouvernement sont bonnes», a déclaré à l’envoyé spécial du quotidien ivoirien Mgr Théodore Adrien Sarr, archevêque de Dakar.
La conférence de Dakar sera la première du genre en Afrique. Elle vise à promouvoir l’image du pays dans le domaine du dialogue interreligieux. En la matière, le Sénégal se considère comme un modèle. Peuplé à 95% de musulmans et à 5% de chrétiens, majoritairement catholiques, il a été dirigé de 1960 à 1980 par le catholique Léopold Sédar Senghor. Son successeur, Abdou Diouf, était un musulman qui a épousé une catholique, tout comme le président Wade, marié à une catholique française.
Le catholique Senghor soutenu par les dignitaires musulmans
L’amitié entre l’ancien président Senghor et la plupart des chefs religieux était connue de tous. Ces dignitaires musulmans, très influents auprès de l’électorat, avaient préféré, lors de l’indépendance du pays en 1960, appeler leurs fidèles à voter pour le catholique Senghor contre son adversaire, le musulman Lamine Guèye.
«Le dialogue interreligieux a toujours été au coeur de nos conférences épiscopales», a rappelé à Fraternité Matin, Mgr Théodore Adrien Sarr. La qualité des relations entre musulmans sénégalais et catholiques du pays a été démontrée lors de la visite dans le pays, en février 1992, du pape Jean Paul II. A cette occasion, des musulmans avaient préparé «avec joie et ferveur» cette visite, a rappelé pour sa part, l’abbé Jacques Seck, prêtre catholique très engagé dans le dialogue islamo-chrétien. (apic/ibc/bb)
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