New York: Pauvreté et tiers monde: le St Siège à l’ECOSOC
New York, 1er juillet 2004 (Apic) Le Saint-Siège constate avec déception les difficultés rencontrées par les pays les plus défavorisés dans leur lutte contre la pauvreté. Lors de la session annuelle du Conseil économique et social de l’Onu (ECOSOC) à New York, le 29 juin 2004, la délégation du Saint-Siège s’est déclarée « déçue de constater les difficultés des pays sous-développés à atteindre leurs objectifs en matière de lutte contre la pauvreté ».
Les participants à la rencontre annuelle de l’ECOSOC à New York, le 29 juin 2004, étaient invités à débattre de l’éradication de la pauvreté dans le tiers monde. Mary Ann Glendon, présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales et cheffe de la délégation du Saint-Siège, s’est déclarée « déçue de constater les difficultés des pays sous-développés à atteindre leurs objectifs en matière de lutte contre la pauvreté ».
Le Saint-Siège a constaté l’échec des politiques menées par les pays du tiers monde pour éradiquer la pauvreté, « alors que nous disposons de toutes les clefs pour qu’ils y parviennent ». La présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales a ainsi dénoncé « le manque d’imagination dont font preuve les pays plus riches dans le monde pour offrir la santé et l’éducation aux plus démunis ».
La cheffe de la délégation du Saint-Siège a souhaité que de nouvelles mesures soient prise « qui tiennent compte de la protection de la dignité des personnes et de la protection de leur environnement social ». Les pays en développement « sont pauvres en infrastructures, mais riches en potentiel humain », a-t-elle ajouté.
Les femmes particulièrement touchées
Il faut s’attacher particulièrement « à la situation des femmes et des jeunes filles qui sont les premières touchées par les conséquences de la pauvreté », a poursuivi la présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales. Elle a affirmé que l’obstacle principal au développement demeurait « l’absence de volonté politique ». « Le temps est venu, a conclu Mary Ann Glendon, de mettre un terme à la division du monde en zone de pauvreté et zone d’abondance, et le meilleur moyen d’y parvenir est d’appliquer les recommandations des grandes conférences des Nations Unies ».
Le Conseil économique et social est l’organe principal de coordination des activités économiques et sociales de l’Onu et de ses organismes et institutions spécialisées. Il comprend 54 membres élus par l’Assemblée générale pour trois ans, et 1 500 organisations non gouvernementales, dotées du statut consultatif auprès du Conseil. Celui-ci est actuellement présidé par la Finlandaise Marjatta Rasi. (apic/imedia/vb)
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