Rome: Mines antipersonnelles et Ottawa
Rome, 2 juillet 2004 (Apic) L’observateur du Saint-Siège au siège de l’ONU à Genève, Mgr Silvano Maria Tomasi, a invité la communauté internationale é soutenir la Convention d’Ottawa forte de validité contre les mines antipersonnelles. Il a de plus souligné les dommages régulièrement créés par « la prise de conscience tardive d’évidences humanitaires ».
S’exprimant sur le sujet le 29 juin 2004 au cours d’une réunion préparatoire à la Conférence internationale de Nairobi qui se tiendra en décembre 2004 et examinera la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnelles, Mgr Silvano Maria Tomasi a déploré que « malgré le progrès réalisé depuis l’entrée en vigueur de la Convention (en 1997, à Ottawa, ndlr), des milliers de victimes continuent, tous les ans, à rejoindre les milliers d’innocents dont la seule faute est de s’être trouvés, un jour, au mauvais endroit ». Il a insisté pour que ces victimes aient le droit « à la prise de parole afin de participer avec le reste de la société aux décisions les concernant ».
Qualifiant la Convention d’Ottawa de « pionnière et efficace », il a précisé que « les défis restent énormes » et « qu’aucun pays, tout seul, n’est capable de les relever ». « Il reste, a-t-il ajouté, à convaincre ceux qui sont encore loin de l’effort fourni par un grand nombre de pays ». Pour lui, il faudrait que « la norme établie par la Convention soit universelle dans la pratique », dans la mesure où elle « traduit un souci humanitaire sans ambiguïté ». Il a souligné que « de nombreuses fois, l’humanité a regretté les victimes et les malheurs causés par une prise de conscience tardive d’évidences humanitaires ». A noter que les Etats-Unis n’ont pas ratifié cette Convention. (apic/imedia/pr)
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