Afrique du Sud: Les Eglises vont davantage s’engager aux côtés des plus pauvres
Johannesburg, 10 août 2004 (Apic) Durant les dix premières années qui ont suivi la fin de l’apartheid, les Eglises ont voulu accompagner la nation dans la mise en place de la démocratie. Elles doivent maintenant revoir leur relation avec l’Etat et se battre pour davantage de justice, auprès des plus pauvres. C’est ce qu’a affirmé à l’agence ENI Russel Botman, président du Conseil des Eglises d’Afrique du Sud (SACC).
«En ce temps, nous nous considérions comme les gardiens de la justice», a précisé Russel Botman, présent à Accra au Ghana pour la 24e Assemblée générale de l’Alliance réformée mondiale (ARM). Interrogé par l’agence ENI, le président du SACC avertit maintenant le Congrès national africain qui dirige son pays que les Eglises seront plus critiques sur les questions de justice et d’engagement auprès des pauvres.
Devenir partenaires des communautés de base locales
Aujourd’hui ce qui figure à l’ordre du jour selon lui, c’est l’engagement concret du gouvernement dans les domaines du sida, du chômage, de la pauvreté, des préoccupations de la jeunesse et des femmes. «Nous devons élargir nos objectifs en nous engageant au service de la justice et nous considérer comme des partenaires des communautés de base locales», a confié Russel Botman au correspondant d’ENI. «Cela signifie que nous devons réexaminer notre relation avec l’Etat, trouver où nous devons faire entendre une voix prophétique dans les domaines qui relèvent de la justice. Et cela veut dire ne pas flatter le gouvernement ni entretenir des relations étroites au niveau des partis politiques.»
«L’un des défis importants est la justice économique et sa relation avec les forces mondiales», a-t-il affirmé. «La tâche centrale de l’Eglise aujourd’hui en Afrique et en Afrique du Sud est de confesser son espoir dans l’action missionnaire, pas seulement en paroles.» (apic/eni/bb)
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