Kinshasa, RDC: Clôture du Congrès international de missiologie
Kinshasa, RDC, 20 juillet 2004 (Apic) Le premier Congrès international de missiologie « Tertio Millenio » a terminé ses travaux. Tenu du 11 au 17 juillet à Kinshasa (République Démocratique du Congo), le congrès était organisé par la Conférence épiscopale du Congo (CENCO). Il a demandé une amélioration de la formation pastorale et laïque et recensé les défis auxquels l’Eglise d’Afrique doit faire face, des sectes, à l’islamisme religieux, en passant par le sous-développement économique et la violence.
Le Congrès « Tertio Millenio », organisé par la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) sous le patronage de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples et le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), tenu du 11 au 17 juillet à Kinshasa (République Démocratique du Congo), au centre catholique Nganda, s’est déroulé devant une assistance d’évêques des quatre continents, de religieux, religieuses, laïcs, journalistes, professeurs universitaires et experts.
C’est par ces mots, d’un proverbe congolais, que Léonard Santedi, secrétaire exécutif du Congrès international de missiologie, a clos les travaux. « Si un homme en se réveillant le matin affirme avoir fait un rêve, les gens lui répondent qu’il ne s’agit que d’un rêve. Mais si tout le village, en se levant le matin dit nous avons tous fait le même rêve, alors tout le village affirme: c’est sans doute le début de la réalité »
Le congrès, auquel ont participé quelque 200 personnes, a souhaité trouver « un nouvel élan missionnaire pour le troisième millénaire, en inventant un dialogue avec la culture d’aujourd’hui ». Le rapport final fait la synthèse des débats et décisions prises.
Ne pas sombrer dans « l’afropessimisme »
Se penchant sur les nombreux défis que l’Eglise d’Afrique doit affronter, les participants ont débattu des sectes religieuses, de l’extrémisme islamique du sous-développement économique, dans un quotidien marqué par la violence et les violations des droits de l’homme. Les participants au congrès ont soulevé la question, centrale, pour l’Eglise africaine, des « ressources financières et d’une pastorale plus incisive ». En refusant de sombrer dans « l’afropessimisme », les congressistes ont formulé pour le secteur missionnaire une série de recommandations et de priorités d’actions qui figurent dans le rapport final de ce congrès international de missiologie.
La première réside dans « le soutien et la création d’instituts missionnaires africains ad gentes. Autre priorité, l’accompagnement des prêtres et chrétiens fidei donum du Sud et du Nord, la préparation des missionnaires, la participation des Eglises locales et le suivi des expériences en cours.
Améliorer la formation au niveau ecclésial
L’accent a été mis sur l’exigence centrale et l’urgence de la formation, au niveau ecclésial. Pour les congressistes, « il est nécessaire d’avoir des agents d’évangélisation de qualité », chez les laïcs, et notamment parmi les femmes « pour leur permettre d’assainir la mentalité de nos cultures et de s’engager dans les institutions locales et régionales ».
Mgr Tshibagu, vice-président de la Conférence épiscopale du Congo a proposé l’érection d’un Centre commun interafricain d’études et de préparation missionnaire. Un tel centre travaillera à la « promotion de relations régulières et fortes entre l’Eglise d’Afrique et celles d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine ».
Les participants au congrès ont enfin demandé au Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar de « coordonner plus efficacement les rapports entre les Eglises africaines au niveau national et régional. Le souhait exprimé par toutes les personnes présentes est de pouvoir organiser plus fréquemment à l’avenir des congrès missionnaires en Afrique.
Rencontre au sommet
Ce congrès réunissait pour la première fois des représentants religieux africains de premier plan: le cardinal Frédéric Etsou (archevêque de Kinshasa), Mgr Monsengwo (président de la CENCO) Mgr John Olorunfemi Onaiyekan (archevêque d’Abuja, Nigeria), Mgr Thurson (archevêque de Cap Coast, Ghana), Mgr Saar (archevêque de Dakar), Mgr Compaore (archevêque de Ouagadougou, Burkina Faso) ainsi que le nonce apostolique Mgr Giovanni D’Aniello, le cardinal Crescenzio Sepe (préfet de la Sacrée congrégation pour l’Evangélisation des peuples). On notait aussi la présence Mgr Paulo (évêque coadjuteur de Port de Paix, en Haïti) et de Mgr Olivier de Berranger (évêque de St Denis, France). (apic/misna/vb)
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