Afrique: Le trafic d’enfants toujours d’actualité en Afrique de l’Ouest
Cotonou, 30 juillet 2004 (Apic) Le trafic d’enfants continue en Afrique de l’Ouest. On assiste à son augmentation dans cette partie du continent africain. Selon l’Agence DIA,, le Bénin est la plaque tournante de ce marché.
D’après l’Organisation internationale de migration, (OIM), l’augmentation de ce trafic transfrontalier est favorisée par « la perméabilité des frontières, les facteurs économiques (pauvreté des familles) et culturels (placement des enfants). La non existence de documents de voyage pour les enfants et l’absence de législation pour poursuivre les trafiquants constituent d’autres réalités qui encouragent ce phénomène.
A en croire les chiffres publiés par les ONG, en 2002, quelque 200’000 enfants travaillaient comme esclaves dans les plantations de cacao de Côte d’Ivoire, de café et de coton du Cameroun, ou comme domestiques chez des familles aisées au Gabon. Certains jeunes esclaves du temps moderne ont moins de dix ans. La durée de leur travail peut aller jusqu’à douze heures par jour. Ces jeunes sont aussi l’objet d’abus sexuels.
Le trafic d’enfants en Afrique de l’Ouest sert aussi à alimenter la prostitution infantile. A cause de ce commerce, nombre d’enfants « sont privés ainsi de toute possibilité d’atteindre un jour le plein épanouissement de leurs capacités physiques, intellectuelles et morales », relèvent ces mêmes ONG qui travaillent sur le terrain. Au Sénégal, l’OIM a récemment dénombré 500 enfants qui pratiquent une « mendicité organisée ».
La lutte contre le trafic des enfants nécessite la coopération entre plusieurs Etats et organisations. C’est dans cette perspective que le Mali et le Sénégal ont signé le 22 juillet 2004 un accord de lutte contre le trafic transfrontalier d’enfants. (apic/dia/pr)
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