Bolivie: «El último pueblo» réclame son droit à vivre sur sa terre ancestrale

Les Tentayapi entrent en conflit avec une société pétrolière

La Paz, 15 août 2004 (Apic) «El último pueblo» (le dernier peuple), les Tentayapi, ont demandé un soutien international, en particulier à l’ONU et «à toutes les populations indigènes du monde», pour les aider à retrouver leur droit à leur terre. Des terres pourtant reconnues comme étant celles de leurs ancêtres par La Paz le 30 juin 1999.

Porte-parole du peuple Tentayapi, un dirigeant guaraní a demandé à une entreprise pétrolière espagnole de quitter le territoire du «dernier peuple», sur lequel elle fait des prospections pour trouver des gisements de gaz.

La compagnie affirme en revanche que la permanence de ses experts sur le territoire indigène est légitime parce qu’en accord avec la communauté. Une version que contestent les indigènes.

Le contentieux trouve apparemment son origine d’un défaut de procédure: le titre de propriété des terres Tentayapi est enregistré à leur nom depuis le 30 juin 1999 au registre de l’Institut national de réforme agraire, mais on ignore si la terre convoitée est une Terre communautaire d’origine (TCO), une qualification officielle qui, selon la loi, interdirait la prospection de gaz sur le territoire.

Les Tentayapi courent en outre le risque de perdre leur identité culturelle, car les conditions imposées par la présence d’une grande entreprise finissent par changer la vie des sociétés originelles. La terre des Tentayapi se trouve dans une région riche en hydrocarbures. Une richesse que ne partage pas tout le monde. «Il est inadmissible que les régions les plus riches en ressources aient les niveaux de pauvreté les plus élevés», a indiqué le syndicaliste. (apic/lr/pr)

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