Rome: Le président du Conseil évangélique allemand a apprécié sa rencontre avec le pape
Rome, 25 août 2004 (Apic) L’évêque luthérien Wolfgang Huber, président du Conseil de l’Eglise évangélique d’Allemagne, estime que sa rencontre avec Jean Paul II dans la matinée du 24 août, est une «nouvelle borne sur le chemin des relations oecuméniques entre nos Eglises». C’est ce qu’il a déclaré sur Radio Vatican, le 25 août.
«Un tel entretien n’a pas pour but de résoudre les problèmes encore ouverts, mais est un élément important de l’évolution des relations oecuméniques», a souligné le pasteur qui avait déjà rencontré Jean Paul II au cours de son voyage en Allemagne en 1996. En signe de bonne volonté, le pape a remis à Wolfgang Huber une croix pectorale réalisée à l’occasion du 25e anniversaire de son pontificat. «C’est un signe visible, une reconnaissance explicite de la signification profonde du ministère épiscopal au sein de l’Eglise évangélique», estime l’évêque protestant, impressionné par la profondeur du regard du pape.
Après trois jours au Vatican, Wolfgang Huber souligne le rôle particulier de son compatriote, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pour la Promotion de l’unité des chrétiens, dans le dialogue oecuménique. «C’est à son invitation que je me suis rendu à Rome, a-t-il souligné. «Ici, la responsabilité du dialogue oecuménique est déposée entre les mains d’un homme, d’un cardinal, qui a une très forte volonté de dialogue».
«Il n’y a pas d’alternance à l’oecuménisme»
Enfin, interrogé sur les relations entre l’Eglise catholique et l’Eglise luthérienne en Allemagne, l’évêque protestant estime «qu’en Allemagne nous sommes en train d’expérimenter d’une façon intensive qu’il n’y a pas d’alternative à l’oecuménisme. Nous avons rejoint un bon niveau de dialogue».
«Nous avons pris conscience du fait que nous ne pouvons pas attendre des progrès rapides dans les questions encore ouvertes et qu’il est nécessaire de procéder avec attention et prudence. Nous savons tous qu’actuellement, la question principale demeure la controverse sur le ministère ecclésial. Nous avançons à petits pas. Nous pouvons attendre des progrès en respectant et en prenant respectivement en considération le ministère pastoral» de chacune des Eglises, conclut Wolfgang Huber.
Les relations entre les catholiques et les luthériens ainsi que les communautés issues de la Réforme ont continué à se développer et à s’améliorer depuis la signature solennelle de la Déclaration commune sur la doctrine de la Justification, à Augsbourg, en 1999. Des représentants de la Fédération luthérienne mondiale et du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens se rencontrent en moyenne une fois par an, en alternance à Rome et à Genève.
Malgré ces avancées, de nombreux problèmes demeurent, en particulier la question de «l’hospitalité eucharistique». En février 2004, le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, a réaffirmé son opposition à la participation des protestants à l’eucharistie, alors que les fidèles de son diocèse avaient pétitionné en ce sens. (apic/imedia/bb)
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