L’abbé Hans Brügger savait depuis deux ans qu’il serait déplacé
Fribourg, 1er septembre 2004 (Apic) L’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Bernard Genoud a mis les points sur les «i», devant la presse, au sujet du déplacement de l’abbé Hans Brügger, ancien curé de la cathédrale. L’intéressé a rencontré l’évêque à maintes reprises et savait depuis deux ans qu’il devrait quitter sa paroisse de St-Nicolas, ont souligné le 1er septembre les responsables de l’évêché.
Devant un parterre de journalistes, Mgr Bernard Genoud, s’est dit «attristé» par la tournure prise par ce qu’il convient d’appeler «l’affaire Brügger». L’évêque diocésain, mis à plusieurs reprises en cause par le désormais «ancien curé de la cathédrale», n’a pas réagi par voix de presse jusqu’à maintenant. Il s’est décidé à vider son sac après le dénouement de cette affaire, tombé le 30 août par l’acceptation de son déplacement par le chanoine Brügger et la demande d’un congé sabbatique, qui lui a été accordé.
Par la voix de son vicaire général, Mgr Rémy Berchier, l’évêque a souligné les nombreux contacts entrepris depuis plusieurs mois avec l’abbé Brügger. Mais c’est déjà en mars 2002 que l’intéressé est informé par écrit qu’il quitterait la paroisse St Nicolas deux ans plus tard et, «fait unique dans le diocèse» selon l’évêché, il lui est offert la possibilité d’émettre des propositions pour la suite de son ministère. Pas de réponse, ni de réaction, ni d’accusé de réception durant deux ans. C’est en avril 2004 que le chanoine Brügger demande à rencontrer le vicaire général au sujet de son avenir, pour qu’il transmette à l’évêque son désir de ne pas quitter sa paroisse. Il s’ensuit une réunion à laquelle a pris également part l’évêque. Mgr Genoud confirme à l’abbé Brügger qu’il sera déplacé et lui fait deux proposition: prêtre dans une autre paroisse ou délégué épiscopal auprès des communautés religieuses. Sans réponse du curé de St-Nicolas, il le relance par lettre du 16 juillet et renouvelle ses deux propositions, avec demande de réponse au 20 août.
Plus de ministère auprès des communautés religieuses
Finalement, après de nombreuses interventions dans la presse et des circulations de pétitions posées au fond de la cathédrale demandant son maintien, le ministère auprès des communautés religieuses tombe sur demande des responsables de communautés religieuses, déçus par l’attitude de désobéissance du curé de St-Nicolas.
Les motifs du déplacement du chanoine Hans Brügger sont multiples, ont précisé les responsables de l’évêché. Tout d’abord, et contrairement à ce qu’a affirmé l’intéressé, selon Mgr Berchier, un ministère de 10 ans est tout à fait normal dans le diocèse. Un prêtre est nommé pour un mandat de 5 ans, renouvelable deux fois. Et dans le cas présent, une opportunité s’est présentée de restructurer les paroisses de cet ensemble pastoral, qui comprend également celles du Christ-Roi, de St-Jean et de St-Maurice et la communauté St-Paul reliée à St-Nicolas, avec la nomination de l’abbé Alain de Raemy comme curé de St-Nicolas / St-Paul, avec projet de le nommer modérateur de toutes ces paroisses.
Par ailleurs, le vicaire général a révélé que des lettres remettant en cause l’abbé Brügger sont parvenues à l’évêché depuis 8 ans, mais «surtout entre 1996 et 1999». «L’évêque a toujours appelé les paroissiens mécontents à la persévérance et à un esprit constructif», ajoute Mgr Berchier. Sollicité par un journaliste pour davantage de précisions, Mgr Genoud a affirmé qu’il ne s’agissait «pas de choses graves en soi». Selon lui, on reproche à l’abbé Brügger des difficultés de communication avec plusieurs paroissiens, notamment avec les enfants de la première communion.
L’évêque et son vicaire général ont également tenu à préciser que l’abbé de Raemy n’a pas été nommé curé de deux paroisses, ce qui est contraire au droit canonique, mais curé de St-Nicolas et administrateur du Christ-Roi, en attendant la mise en place d’une équipe pastorale pour cet ensemble de paroisses. (apic/bb)
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