Rome: Jean Paul II veut éclaircir les conditions de la mort de Mgr Gerardi
Rome, 2 septembre 2004 (Apic) Recevant le 2 septembre 2004 le nouvel ambassadeur du Guatemala auprès du Saint-Siège, Juan Gavarrete Soberon, Jean Paul II a invité son pays à poursuivre ses efforts dans le domaine social et institutionnel. La défense de la vie humaine, la lutte contre la pauvreté et contre la corruption doivent être poursuivies. Le pape a demandé à ce que soient élucidées les conditions de la mort de Mgr Juan Gerardi, l’évêque auxiliaire de la capitale, assassiné en 1998.
Jean Paul II a invité le Guatemala a lutter pour la défense de la vie humaine, la lutte contre la pauvreté et contre la corruption. «La transparence et l’honnêteté dans la gestion publique», a affirmé le pape, «favorisent un climat de crédibilité et de confiance des citoyens envers les autorités». Il a insisté sur le soutien de l’Eglise catholique dans ces domaines.
Jean Paul II a insisté sur le fait que, parmi les victimes des violences, se trouve Mgr Gerardi, «dont le cas n’a pas encore été totalement élucidé, comme ceux de nombreux ecclésiastiques ou catéchistes». L’un des trois voyages que le pape avait effectués sur place depuis son élection s’était déroulé en plein conflit armé. C’était en février 1996.
«Il ne faut pas limiter les efforts pour instaurer la paix sociale dans le pays et la réconciliation entre tous les citoyens», a-t-il ajouté avant de soutenir l’Etat guatémaltèque dans ses «efforts» pour faire de la lutte contre la pauvreté «sa priorité fondamentale». Il a, là encore, souligné «le terrain fertile» de collaboration qui existe dans ce domaine entre l’Eglise catholique et les institutions nationales.
Les assassins de Mgr Gerardi libérés
Avant de conclure, Jean Paul II a abordé le thème de la communauté nationale vivant à l’étranger, afin que tous fassent en sorte que cette diaspora «se sente concernée» et puisse «apporter des solutions au pays qui les a vu naître».
Mgr Gerardi est considéré par les catholiques guatémaltèques comme le symbole de la justice auquel l’Eglise tient par-dessus tout. Il avait été assassiné par trois militaires, deux jours après avoir présenté un rapport dénonçant la corruption et le trafic de drogue dans son pays.
En octobre 2002, les trois militaires condamnés en première instance pour meurtre du prélat ont été libérés, suite à une décision de la Cour d’appel. Quinze mois auparavant, ils avaient été condamnés à 30 ans de prison. Depuis, certains témoins au procès qui avait abouti à la condamnation des militaires ont été assassinés. (apic/imedia/vb)
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