Solidarité avec les journalistes G. Malbrunot et C. Chesnot

Irak: Le secrétaire général de la FLM condamne les preneurs d’otages en Irak

Genève, 2 septembre 2004 (Apic) Le pasteur Ishmael Noko, secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), a condamné les ravisseurs d’otages en Irak. Ces derniers menacent d’exécuter les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot si la France n’abroge pas la loi interdisant l’introduction du foulard islamique dans les écoles publiques.

«L’on ne peut enlever des otages en raison du voile», a déclaré le pasteur Noko lors d’une conférence de presse dans le cadre de la réunion du conseil de la FLM, tenue près de Genève. «Je condamnerai quiconque se sert d’otages en invoquant des motifs religieux, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou autres.»

Le sort des journalistes français G. Malbrunot et C. Chesnot, qui ont disparu entre Bagdad et Nadjaf le 20 août dernier, avec leur chauffeur syrien, reste toujours incertain alors que de nombreuses personnalités religieuses, chrétiennes et musulmanes, y compris le pape Jean Paul II, ont demandé qu’ils soient libérés. Le Bureau de la Fédération protestante de France a également exprimé son soutien au gouvernement français dans ses démarches en faveur de la libération des otages.

Des «fondamentalistes» cherchent à exploiter les différences entre les religions

Le pasteur Noko, un théologien zimbabwéen, a, dans le rapport qu’il a présenté au Conseil de la FLM, mis en garde contre les tensions croissantes entre les religions, en avertissant que «les forces qui, aujourd’hui cherchent à radicaliser la situation et à nous diviser selon des lignes religieuses sont plus puissantes que jamais». Aux journalistes, il a précisé qu’il pensait aux politiciens et aux «fondamentalistes» qui cherchent à exploiter les différences entre les religions.

Un groupe militant appelé «l’Armée islamique», qui dit détenir les otages français, a demandé que la France abroge la loi interdisant les signes et tenues qui manifestent ostensiblement l’appartenance religieuse dans les écoles publiques, qui est entrée en vigueur jeudi. Selon les autorités françaises, cette interdiction est nécessaire pour que soit respecté le principe de la laïcité dans les écoles d’Etat.

Le pasteur Noko avait précédemment mis en garde contre l’idée de cette interdiction, en faisant remarquer qu’elle pouvait être exploitée par ceux qui cherchent à encourager la division et l’extrémisme. Dans son rapport au Conseil, le secrétaire général de la FLM s’est référé aux «mesures controversées prises contre les symboles religieux» en raison d’un engagement politique en faveur de la laïcité.

Mais, a-t-il dit lors de la conférence de presse, si certains étaient en désaccord avec la loi, «la question française aurait pu être débattue en participant à une table ronde pacifique». Le pasteur Noko est secrétaire général de la FLM depuis 1994 et il a été élu le mercredi 1er septembre pour un autre mandat de sept ans. (apic/flm/com/be)

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