Chiara Lubich invite à ne pas oublier les plus faibles

Berne: Congrès politique sur la fraternité, avec sa fondatrice

Berne, 5 septembre 2004 (Apic) Le samedi 4 septembre s’est tenu à Berne le Congrès du «Mouvement Politique pour l’unité», fondé par Chiara Lubich, sur le thème «La fraternité en politique: Utopie ou nécessité?». Outre les débats portant sur la bonne manière de gouverner et les rapports entre les jeunes et la politique, Chiara Lubich, également fondatrice du Mouvement des Focolari, s’est exprimée devant plus de 400 participants.

Le Congrès du Mouvement Politique pour l’unité était organisé par des politiciens et politiciennes engagés en politique et provenant de toute la Suisse. Il s’est déroulé le 4 septembre, au Centre des Congrès de la BEA Bernexpo. «La politique est souvent considérée comme une représentation d’intérêts unilatérale et une lutte pour le pouvoir entre partis», constate le Mouvement pour l’unité. Qui s’est demandé si «le respect mutuel, le dialogue, l’engagement pour la justice ou l’intérêt général ont encore leur place».

L’édition 2004 du congrès du Mouvement Politique pour l’unité a réuni plus de 400 participants, adultes et jeunes, venus pour se pencher sur le thème «La fraternité en politique: Utopie ou nécessité». Anne-Marie Huber-Hotz, chancelière fédérale a donné le coup d’envoi de cette rencontre. «Fraternité et politique ont beaucoup de choses en commun», a-t-elle déclaré, avant de plaider pour «plus de solidarité, plus de respect et une nouvelle culture de gouvernement, faite de dialogue et de savoir-vivre. Elle a souhaité aux nombreux politiciens et politiciennes présents «qu’ils soient les artisans d’une bonne gouvernance».

La fraternité est davantage qu’une valeur, pour Chiara Lubich

Pour sa part, Chiara Simoneschi, conseillère nationale, a introduit l’oratrice principale de la rencontre, Chiara Lubich, fondatrice et présidente du Mouvement des Focolari et du «Mouvement Politique pour l’unité», qu’elle a présentée comme une adepte convaincue du dialogue, «et pas seulement entre chrétiens , mais avec les musulmans, les bouddhistes, les juifs et les autres communautés religieuses». Chiara Lubich, a-t-elle encore déclaré, «a ouvert des voies nouvelles et constructives pour la politique, mettant l’accent sur la réciprocité, l’attention mutuelle, le respect nécessaire au dialogue».

Quant à la fondatrice des Focolari, très attendue, elle a déclaré que «le profond besoin de paix montre que la fraternité n’est pas qu’une méthode ou même une valeur, mais doit être un paradigme global du développement politique». Pour elle la fraternité signifie poser des priorités pour «toujours et dans tous les cas donner la préférence aux plus faibles». Cela signifie, a-t-elle ajouté, «médiation, conscience de la responsabilité et honnêteté». Puis dialoguant avec la salle, le très enthousiaste intellectuelle italienne, âgée de 84 ans, a appelé les politiciens à travailler au bien commun.

Représentants des Parlements des jeunes en Suisse

L’après-midi était consacré tout entier aux travaux des jeunes. Ces derniers, souvent issus de divers «parlements de jeunes " de Suisse, ont montré un grand intérêt aux sujets politiques débattus et ont interpellé les politiciens présents. «La politique devrait être davantage traitée dans les écoles», «les politiciens doivent être plus concrets et plus compréhensibles», ont-ils souhaité. De leur côté les jeunes présents se sont dits prêts à s’engager, et particulièrement sur des questions qui sont au-delà de leur propre intérêt personnel.

Le Mouvement des Focolari comprend plusieurs millions de membres dans le monde, de toutes convictions religieuses. Leur but est de «contribuer la fraternité des peuples, des confessions et des religions, en partant de l’Evangile». Le Mouvement soutient une politique dont l’objectif est la fraternité universelle.

Un Mouvement politique «focolarien» et hors partis

En 1996, Chiara Lubich a fondé à Naples le Mouvement Politique pour l’unité». Qui se définit non pas comme «un nouveau parti» mais comme «un lieu où des personnes engagées en politique appartenant aux diverses orientations peuvent se rencontrer». Chiara Lubicha initié, avec quelques autres femmes, après la deuxième guerre mondiale, le mouvement des Focolari, qui est répandu dans 182 pays.

Elle a reçu pour son engagement pour le dialogue et l’entente entre les peuples Le prix Templeton pour le progrès de la religion, le Prix Unesco pour l’éducation à la paix, le Prix des droits de l’homme du Conseil de l’Europe, ainsi que de nombreux doctorats. Elle est également présidente honoraire de la Conférence mondiale des religions pour la paix (WCRP). Le Congrès faisait suite au précédent, tenu le 22 mars 2003 à Martigny. Les précédents congrès avaient eu lieu à Innsbruck, Madrid, Naples et Brasilia.

Parmi les organisateurs du Congrès, mentionnons Walter Donzé, conseiller national, Michel Schwéry, présient de St léonard VS, Marianne Weber, vice- présidente d’Oberägeri ZG, Roberto Lurati, maire de Canobbio TI, Marcel Wenger, maire de Schaffhouse,Stéphane Pont, président de Mollens VS, Krystel Bovy, déléguée du Parlement des jeunes VS, Laurent Mösching, président du Parlement des jeunes VS. (apic/com/vb)

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