Genève: La Fédération luthérienne mondiale soutient l’appel des évêques au Darfour
Genève, 6 septembre 2004 (Apic) La Fédération luthérienne mondiale (FLM) soutient l’appel des évêques catholiques romains du Soudan qui demandent à la communauté internationale d’intervenir. Ceci afin « d’empêcher la terreur, les viols, la torture, les meurtres et l’esclavage » et « l’annihilation d’un groupe ethnique tout entier » dans la région du Darfour.
La FLM a aussi critiqué, dans une déclaration adoptée par son Conseil, le 5 septembre, le refus du gouvernement soudanais d’accepter le déploiement d’une force internationale de maintien de la paix dans la région du Darfour. Dans cette région, 50 000 personnes seraient mortes, victimes pour la plupart des milices pro-gouvernementales Janjawid sans compter plus d’un million de personnes déplacées.
Les Nations Unies avaient donné au Soudan un ultimatum à fin août pour régler la crise, mais le gouvernement soudanais a indiqué le vendredi 3 septembre qu’il n’accepterait pas le déploiement d’une force internationale de maintien de la paix dans la région.
La FLM a exprimé « sa consternation après le refus du gouvernement soudanais d’accepter une force adéquate de maintien de la paix internationale dans la région ». Il a en outre appelé le gouvernement soudanais à autoriser la distribution d’aide à la population, où la situation est qualifiée par les Nations Unies de « pire catastrophe humanitaire dans le monde ».
Villages détruits, hommes abattus et femmes violées
Selon un communiqué des Nations Unies, ces derniers jours, plus de 3’000 personnes ont fui le nouvel embrasement de violence dans la province du Darfour. L’agence BBC News rappelle que le Soudan nie soutenir les milices Janjawid, tandis que les organisations internationales de défense des droits humains prétendent le contraire. Les Etats-Unis demandent des sanctions mais d’autres membres du Conseil de sécurité veulent laisser encore du temps au Soudan. De leur côté, les réfugiés qui fuient les violences rapportent que les milices pro-gouvernementales abattent systématiquement les hommes et violent les femmes après avoir détruit les villages.
Présentant son rapport jeudi 2 septembre devant le Conseil de sécurité, l’envoyé de l’ONU au Soudan, Jan Pronk, a déclaré que les autorités soudanaises avait promis de déployer davantage de policiers et d’améliorer la sécurité dans certains régions, mais n’avait pas réussi à stopper les attaques des milices. « Aucun effort n’a été fait pour amener devant la justice ou même pour identifier les leaders des milices ou ceux qui perpètrent ces attaques » a-t-il déploré.(apic/eni/bbc/vb)
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