Israël: Des rabbins israéliens justifient l’adoption d’une ligne dure avec les Palestiniens
Jérusalem, 8 septembre 2004 (Apic) Des rabbins israéliens de haut niveau ont demandé au Ministre israélien de la défense d’adopter une ligne dure avec les militants palestiniens, même si cela signifie tuer des civils innocents.
Le rabbin Haim Druckman, ancien membre de la Knesset, a déclaré avoir envoyé, avec 15 autres rabbins, une lettre au Ministre de la défense Shaul Mofaz permettant aux militaires d’attaquer les militants, même s’ils se trouvent au milieu de civils palestiniens, si cela peut aider à sauver des vies juives. Citant le rabbin Akiva, un ancien érudit de la torah, le rabbin Druckman estime que les vies des juifs ont la priorité.
Ces rabbins justifiant la mort de civils palestiniens innocents font partie du courant dominant des juifs orthodoxes israéliens, qui soutiennent les colons en Cisjordanie et à Gaza. Ils estiment que les territoires occupés font partie de l’héritage biblique revenant aux Israéliens. Dans leur lettre, les rabbins déclarent qu’il n’y a aucune guerre dans le monde où il est possible de faire entièrement la différence entre la population civile et l’armée ennemie, « ni dans la guerre américaine en Irak, ni dans la guerre menée par la Russie en Tchétchénie ni dans les guerres d’Israël contre ses ennemis ».
Une écolière de 10 ans blessée par les balles israéliennes
Selon un communiqué de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens UNRWA, les soldats israéliens ont blessé par balles mardi une fille âgée de 10 ans, qui se trouvait dans une salle de classe dans un camp de réfugiés de la Bande de Gaza. C’est le troisième incident de ce genre en quelques mois dans une école pourtant clairement localisée et arborant le drapeau de l’ONU.
Mardi matin, après que des militants palestiniens eurent tiré une fusée maison de Khan Younis en direction de la colonie juive de Neve Dekalim, à Gush Katif, les militaires israéliens ont riposté, touchant à la tête l’élève Raghda Adnan Al-Assar assise à son pupitre. Elle se trouvait dans une salle de classe de l’école élémentaire de filles dans le camp de réfugiés de Khan Younis. Elle est actuellement soignée à l’hôpital européen de Gaza, où elle a dû subir une importante opération. En juin dernier, deux enfants de 10 ans, élèves de l’école élémentaire des garçons Al-Umariye gérée par l’UNRWA à Rafah, ont été atteints par des balles et des ricochets provenant d’un tank israélien stationné dans les dunes de sable près de l’école. (apic/ap/unrwa/be)
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