Fribourg: Deuxième édition du festival «Maranatha» au couvent des carmes

1.1.1.1 Le comédien Damien Ricour a mis le feu à la scène

Fribourg, 19 septembre 2004 (Apic) Plus de 150 chrétiens, jeunes pour la plupart, ont participé du 17 au 19 septembre à la deuxième édition du festival « Maranatha » au couvent des carmes à Fribourg. En vedette cette année: le comédien français Damien Ricour, qui a mis le feu à la scène en interprétant le bienheureux Frassati ainsi qu’une multitude de personnages qui l’ont côtoyé.

La rencontre, placée sous le thème « Si tu savais le don de Dieu », a rassemblé une grande diversité de participants, tant par leur âge – mais avec une majorité de jeunes et d’adolescents – que par leur provenance, avec des Fribourgeois, des Français, ainsi qu’une trentaine de confirmands de La Chaux-de-Fonds.

Le festival a débuté vendredi soir par un concert-témoignage de Philippe Decourroux sous une tente plantée dans le jardin du Carmel. Ce professeur de percussions et de batterie au Conservatoire de La Chaux-de-Fonds, également timbalier dans divers orchestres symphoniques, est devenu choriste professionnel et soliste lyrique. Depuis plusieurs années, il entreprend des concerts et enregistre des disques dans lesquels il exprime ses convictions teintées d’humanisme et de foi chrétienne.

Un François d’Assise du 20e siècle

La rencontre s’est également voulue théâtrale, avec le parisien Damien Ricour, qui se définit comme un « comédien d’un théâtre qui parle de Dieu ». Il a interprété samedi en fin d’après-midi son one-man show « Debout dans le vide ». Il y incarne le bienheureux italien Pier-Giorgio Frassati, qui a tenté au début du 20e siècle de suivre à sa façon les pas de François d’Assise en refusant de reprendre l’empire familial, l’important quotidien italien « La Stampa », pour se consacrer aux plus pauvres.

Il finit pas céder, dirige le journal, mais meurt un mois plus tard d’une poliomyélite foudroyante, contractée en soignant des malades. « J’ai découvert Frassati sur un dépliant distribué aux JMJ de 1997. J’ai été très attiré par ce personnage peu connu, mais à la vie passionnante, intense et surtout très brève », a déclaré à l’Apic le comédien français.

Damien Ricour, 32 ans, a été impressionnant dans son jeu d’interprétation de Frassati, ainsi que de ceux qui l’ont côtoyé durant sa vie. En deux heures et quart de spectacle, il varié les gestes, les attitudes, les intonations et les regards de chaque personnage pour garder son public en haleine. Il a fait découvrir un homme en odeur de sainteté avec l’arme de l’humour pour faire passer son témoignage chrétien.

Un accent mis sur l’expression artistique

Ce spectacle, ainsi que le concert de Philippe Decourroux, correspondent à une volonté des organisateurs de miser cette année sur une édition plus animée. « Nous avons voulu un festival avec des temps plus variées. L’accent a été mis sur diverses formes artistiques et un peu moins sur l’enseignement », a expliqué Aude-Jeanne Cornu, étudiante en théologie à l’université de Fribourg et membre de l’équipe de préparation.

« La joie et la fête, tout comme la prière intérieure, font intégralement partie de la spiritualité carmélitaine, qui marque l’association Maranatha », a-t-elle ajouté. Ainsi, pour faire bonne mesure, la veillée du samedi soir, qui a également constitué un important temps fort de la rencontre, s’est conclue par une adoration nocturne.

Un autre élément a profondément marqué l’édition 2004 de Maranatha. Alors que le festival a enregistré une centaine d’inscriptions fermes l’an dernier, la rencontre de cette année a vu, en plus des participants réguliers, l’arrivée d’une quarantaine de confirmands, de Fribourg et de La Chaux-de-Fonds, samedi après-midi et soir, et d’une cinquantaine de jeunes et d’adultes venus exprès pour le spectacle de Damien Ricour et pour la veillée. Ce phénomène est certainement dû, d’après les organisateurs, aux temps forts plus attractifs du programme de cette année.

Mais le festival Maranatha reste une rencontre visant le cheminement spirituel des participants. Ainsi, la matinée de dimanche a été consacrée à l’enseignement et au partage, en compagnie de Philippe Becquart, assistant en Faculté de théologie à l’Université de Fribourg, et du carme français Charles-Henry Chemaly, accompagnateur spirituel du groupe Maranatha, fondé en 2001 et qui regroupe une quarantaine de jeunes désireux de vivre et partager leur foi dans la vie quotidienne. Le festival s’est ensuite conclu par une messe animée par le choeur de Maranatha. BB

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