Suisse:Le Centre pédagogique des catholiques critique l’article constitutionnel sur l’éducation
Lucerne, 27 septembre 2004 (Apic) Le nouvel article constitutionnel sur l’éducation, en consultation jusqu’au 15 octobre, n’est pas assez engageant aux yeux du Centre pédagogique des catholiques suisses (ABSK), qui rassemble les Ecoles Catholiques de Suisse. Un des objectifs de la révision actuelle est de redéfinir les compétences de la Confédération et des cantons.
Créé en 1969, le Centre pédagogique à Lucerne est un service spécialisé dans le domaine de la pédagogie et de la politique de formation, et il est dirigé actuellement par Bruno Santini-Amgarten. Le Centre est chargé du secrétariat des deux Fédérations suisses des écoles privées catholiques et de l’éducation catholique des adultes, ECS et FECAS. Réunissant des membres actifs dans le secteur de la formation au niveau des écoles primaires, secondaires, professionnelles, socio-pédagogiques ainsi que dans la formation permanente, les deux Fédérations se disent préoccupées par le caractère «peu engageant» du texte en consultation.
Trop de «peut»
Suite à une initiative parlementaire, les articles constitutionnels sur l’éducation sont actuellement en révision avec pour objectif notamment de redéfinir les compétences de la Confédération et des cantons. Le Centre pédagogique des catholiques suisses souligne que dans l’avant-projet des articles 62 à 67, on trouve 9 fois la formule ’peut’ qui s’ajoute aux trois formules ’peut’ déjà présentes dans la Constitution actuelle.
Le Centre est d’avis que la Confédération peut non seulement soutenir les efforts des cantons, mais doit en fait les soutenir réellement. La tâche de la Confédération est de promulguer et promouvoir des principes pour la formation professionnelle et générale au niveau national. La phase difficile que traversent actuellement les associations faîtières suisses est due au fait qu’elles risquent d’être privées des fonds nécessaires à leur fonctionnement par l’Office fédéral de la culture OFC.
En outre les deux Fédérations estiment nécessaire une révision de l’article constitutionnel en vue de l’internationalisation croissante de la formation. Pour une efficacité plus grande, il serait souhaitable que des compétences décisionnelles passent à la Confédération. Pour les deux organisations catholiques, il manque un objectif qui aille au-delà d’une prétention formelle de qualité et perméabilité.
Les Ecoles Catholiques de Suisse ECS attendent que la formation privée soit mentionnée explicitement dans la Constitution et qu’il soit possible de demander un subventionnement pour un service rendu à la société. Les écoles privées se considèrent comme une partie du système de la formation. Depuis longtemps les pays voisins, surtout au nord de l’Europe, ont intégré avec succès les écoles dans le système de financement, peut-on lire dans le communiqué de l’ABSK .
Révision partielle de la loi sur l’école dans le canton d’Argovie
Dans le cadre de la révision partielle de la loi sur l’école dans le canton d’Argovie, les Fédérations ECS et FECAS demandent par ailleurs un subventionnement pour les écoles obligatoires privées comme c’est le cas dans les cantons de Bâle Campagne, Zoug, Lucerne, et sur une échelle plus large, du Jura. Dans ces cantons, estiment les organisations catholiques, l’école publique n’a pas subi de dommages. Le canton d’Argovie veut régler les mesures disciplinaires et le contrôle sur les écoles privées dans sa loi sur l’école. En outre, la leçon de religion sera substituée par «Ethique et religions», projet approuvé par les Eglises cantonales. (apic/com/absk/be)
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