Australie: Des archevêques mettent en cause la politique scolaire du parti travailliste
Melbourne, 1er octobre 2004 (Apic) Des religieux Catholiques et protestants australiens unissent leurs voix pour dénoncer le programme du parti travailliste sur l’avenir de l’école. D’autres dirigeants religieux du pays sont en désaccord avec cette critique, mais tous dénoncent, sur fond de campagne électorale, un manque global de vision du monde politique dans le domaine scolaire.
Selon le quotidien australien «The Age», les leaders religieux sont divisés à propos d’une attaque sans précédent menée contre la politique scolaire du parti travailliste de la part des archevêques anglicans et catholiques de Melbourne et Sydney. Cette affaire surgit au moment où les sondages concernant les élections législatives, qui auront lieu le 9 octobre 2004, donnent les travaillistes favoris.
Des représentants des Eglises anglicane et catholique du pays ont stigmatisé conjointement le 30 septembre, le programme du parti travailliste sur l’avenir de l’école. Le projet du parti d’opposition prévoit en effet la réorientation du soutien financier accordé à 67 écoles publiques riches vers des écoles catholiques et indépendantes plus pauvres. Cette politique a été qualifiée de «regrettable» et «source potentielle de division» qui pourrait mener à élargir le fossé au sein du secteur privé.
Divisés
Dans leur déclaration, les archevêques ont certes adhéré aux principes de l’opposition travailliste d’un financement basé sur les besoins particuliers et d’un soutien financier spécial pour les écoles gouvernementales, mais ils ont averti que la redistribution de l’argent au sein du secteur privé pourrait ne bénéficier qu’aux écoles d’une certaine confession aux dépends des autres. Ainsi, des 67 écoles inscrites sur la liste des principaux ayants droits, seulement une est catholique 31 sont anglicanes et 16 sont unies, presbytériennes et baptistes.
Bien que les leaders religieux du pays soient divisés sur le point précis de la critique émise par les catholiques et les anglicans, tous s’entendent pour fustiger «le manque d’une vision de l’éducation et le fait que les deux partis ne sont motivés que par le gain politique à court terme.» Travaillistes et conservateurs seraient ainsi, selon le président de l’Eglise nationale australienne,»pas suffisamment concernés par la question de faire de l’Australie une nation de progrès jouissant d’un haut niveau d’éducation». (apic/com/rz)
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