Le pape a reçu la nouvelle ambassadrice du Brésil au Vatican

Rome: Jean Paul II encourage la politique brésilienne de lutte contre la faim

Rome, 11 octobre 2004 (Apic) Jean Paul II a exprimé sa reconnaissance au Brésil pour sa politique en faveur de la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde. Le pape recevait les lettres de créances de la nouvelle ambassadrice du Brésil près le Saint-Siège, Vera Barrouin Machado.

En recevant, le 11 octobre 2004, les lettres de créances de la nouvelle ambassadrice du Brésil près le Saint-Siège, Vera Barrouin Machado, le pape a souligné: «Je constate avec satisfaction que votre gouvernement voit dans l’aide aux plus défavorisés un objectif, et qu’il y investit ses plus grands efforts». Il a rappelé «le soutien inconditionnel» du Saint-Siège à la ’Déclaration de New York sur l’Action contre la faim et la pauvreté’, présentée le 20 septembre 2004 à l’Onu par Luis Inacio Lula da Silva, président du Brésil. Le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint- Siège, avait participé à la conférence au cours de laquelle ce manifeste avait été présenté.

Une Alliance mondiale contre la faim

110 pays sur les 191 représentés aux Nations Unies ont signé la ’Déclaration de New York sur l’Action contre la faim et la pauvreté’ initiée par le président du Brésil et soutenu par ses homologues chiliens et français, ainsi que par José Luiz Rodriguez Zapatero, le premier ministre espagnol. Avec le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, ils forment ce que certains appellent ’l’Alliance mondiale contre la faim’. Le souverain pontife a ainsi salué cette «action courageuse» du Brésil qui connaît une «phase de développement soutenue» et qui a décidé «de promouvoir des manifestations concrètes de solidarité envers des populations qui vivent en marge du développement mondial».

Jean Paul II a par ailleurs souligné «l’héritage chrétien» du Brésil et la convergence de ses principes avec ceux du Saint-Siège, tournés vers «la paix dans le monde, dans le «respect de la dignité humaine». Le pape a ainsi souhaité que les Brésiliens se réfèrent «aux valeurs de leur foi, particulièrement en ce qui concerne la reconnaissance explicite de la famille et de la sauvegarde de l’enfant à venir, depuis le moment de sa conception». Rappelons que l’avortement est illégal au Brésil, sauf sous certaines conditions telles que le viol ou la mise en danger de la santé de la mère.

Pour un conseil de sécurité élargi

Quant à Vera Barrouin Machado, elle a particulièrement insisté, dans son hommage au pape, sur le travail mené par son gouvernement pour lutter contre les «déséquilibres sociaux» dans son pays et dans le monde. «Devant la montée du terrorisme, le Brésil est conscient que, face à la mondialisation, ce problème a des répercussions planétaires» et doit être traité de façon «multilatérale».

La diplomate de 58 ans, ancienne directrice générale du ministère brésilien des Affaires étrangères et ambassadrice en Inde, a souligné l’importance d’une réforme de l’Onu et de son Conseil de sécurité dans le sens d’une plus grande représentativité de ses membres et d’une plus grande efficacité. «Dans sa politique extérieure, mon pays cherche à développer un espace de solidarité en Amérique du Sud, une zone que nous estimons devoir pleinement entrer dans un Conseil de sécurité élargi», a-t-elle conclu. (apic/imedia/hy/vb)

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