Rome: Année de l’Eucharistie
Rome, 14 octobre 2004 (Apic) La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a rendu public un document intitulé Année de l’Eucharistie, suggestions et propositions. Ce texte donne « des suggestions pratiques » pour le bon déroulement de l’année de l’Eucharistie. Une messe présidée par Jean Paul II lancera officiellement cette année le 17 octobre dans la basilique Saint-Pierre.
L’Année de l’Eucharistie, suggestions et propositions, un texte de 35 pages divisé en cinq chapitres, ne « prétend à aucune exhaustivité, mais se limite à donner des suggestions pratiques » pour le bon déroulement de l’année de l’Eucharistie, qui débutera par une messe dite par le pape le 17 octobre au soir, dans la basilique Saint-Pierre.
La publication de ce « cadre de référence très synthétique » avait été annoncée par Mgr Domenico Sorrentino, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, lors de la présentation à la presse de la lettre apostolique Mane nobiscum Domine, le 8 octobre dernier. « Le pape a laissé l’initiative aux Eglises particulières pour le déroulement de cette année. Cependant, il a demandé à la Congrégation d’offrir des suggestions et des propositions qui pourraient être utiles à ceux qui, à tous les niveaux, seront appelés à donner leur contribution » à cette année, peut-on lire dans l’introduction du document.
« Raviver dans toutes les communautés la célébration dominicale devrait être le premier engagement de cette année », souligne la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. « Ce que nous entendons dans la célébration eucharistique ne doit pas sortir de l’esprit et du coeur, une fois qu’on a quitté l’église », est-il conseillé. Pour ce faire, un engagement très concret est donné aux principaux acteurs de cette année eucharistique.
Le rôle des conférences épiscopales dans le processus de préparation
En premier lieu, les Conférences épiscopales sont invitées à préparer les « événements nécessaires », entre autres des cérémonies de clôture de l’année eucharistique, afin de « favoriser la réflexion des fidèles et des prêtres, d’approfondir les questions doctrinales et pastorales, par exemple manque de prêtres, affaiblissement chez certains prêtres de l’importance du sacrement de l’eucharistie, désaffection de la messe dominicale, abandon du culte de l’Eucharistie ».
Les Conférences épiscopales sont aussi invitées à veiller « à la qualité des transmissions télévisées et radiophoniques des célébrations eucharistiques, à prêter attention aux autres formes de prières radiodiffusées », et surtout à « favoriser l’adoration dans les églises, afin d’éviter que les fidèles se limitent à suivre l’adoration télédiffusée ». Enfin, elles devront aussi « promouvoir des congrès eucharistiques nationaux et inviter les prêtres à participer à des initiatives au niveau national ».
Et celui des paroisses
Quant aux diocèses, ils inviteront leurs « bureaux et commissions pastorales à promouvoir au moins une initiative spécifique au cours de cette année ». Les évêchés pourront faire découvrir le « patrimoine artistique diocésain se référant à l’Eucharistie », tableaux et sculptures, à travers des expositions et des livres. Les diocèses veilleront également aux jeunes dans la préparation des JMJ de Cologne en août 2005, organisant ainsi des rencontres diocésaines eucharistiques à Pâques. Enfin, les services de communication des évêchés s’appliqueront à ouvrir des rubriques spéciales dédiées à cette Année de l’Eucharistie dans leurs revues et journaux diocésains, sites Internet et sur leurs chaînes de télévision.
Quant aux paroisses, elles se trouvent au coeur de cette année et sont appelées à favoriser le renouveau de la messe du dimanche. Pour cela, elles doivent, « si nécessaire, restaurer et mettre en valeur les lieux de célébration, les doter de livres liturgiques et valoriser les symboles, vases sacrés, vêtements et tentures ». Mais aussi « développer ou constituer des groupes liturgiques paroissiaux », afin, entre autres, de veiller à la qualité du chant liturgique. Les paroisses peuvent aussi « programmer au cours de l’année à des moments particulièrement propices », dont la préparation de la première communion, des rencontres pour adultes et jeunes.
Le devoir des prêtres
Les prêtres ont aussi la charge d’éduquer les paroissiens « à être à l’église », à savoir leur comportement et surtout les gestes à accomplir en entrant dans l’édifice, pour remettre en valeur génuflexions et révérences, climat de recueillement et silence. Le prêtre est aussi invité à revaloriser l’échange du signe de paix entre les fidèles avant la communion, car « l’Eucharistie n’est pas une affaire privée ».
Les desservants de paroisses pourront veiller « à reprendre en main et à faire connaître » le missel romain la lecture des heures, l’encyclique Ecclesia de Eucharistia et l’instruction Redemptoris sacramentum. Les prêtres de paroisse seront attentifs à « la dignité et à la bonne administration de la communion aux malades » et « faire connaître l’enseignement de l’Eglise à travers le viatique », et enfin « accompagner la vie spirituelle de celui qui se trouve en situation irrégulière et, bien que participant à la messe, ne peut avoir accès à la communion ». Tout comme au niveau diocésain, le prêtre est le patrimoine culturel de sa paroisse.
Autres directives
Le texte donne en outre des directives aux sanctuaires afin de favoriser l’accueil des pèlerins aux cours de cette année de l’Eucharistie. Les monastères, communautés religieuses et instituts devront veiller à la qualité de la célébration de la messe, à la fidélité des normes liturgiques et sur « la dévotion personnelle » au sein de leur groupe. Ils pourront aussi redécouvrir la vie et l’oeuvre de leur fondateur et « accroître les heures d’adoration du Saint-Sacrement ».
Enfin, les séminaires et les maisons de formation des futurs prêtres, religieux et diacres, sont invités à développer une « certaine familiarité avec la langue latine et le chant grégorien », « à faire le lien entre la formation théologique et l’expérience spirituelle », et enfin développer la connaissance théologique de la liturgie et le savoir pratique des règles et normes du déroulement de la messe.
Le texte insiste en conclusion sur une bonne compréhension de « la spiritualité eucharistique », « le projet de vie » que l’Eucharistie doit engager pour chaque fidèle. Ainsi, le document souligne l’importance d’insister sur le catéchisme durant cette année eucharistique et d’approfondir le lien entre « la Vierge, l’Eucharistie et l’Eglise ». Ainsi « s’il est vrai que durant l’exposition du Saint Sacrement on ne doit pas accomplir d’autres pratiques de dévotion en l’honneur de la Vierge et des saints, le Magistère n’écarte pas le rosaire ». (apic/imedia/hy/pr)
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