La famille comme association relationnelle

Berne: Les Eglises protestantes posent les fondements d’une politique familiale moderne

Berne, 27 octobre 2004 (Apic) Les Eglises réformées de Suisse ouvrent le dialogue sur le thème de la famille. Elles partent d’une conception de la famille comme association relationnelle, complétant la conception de la famille centrée sur le mariage.

Ces bases de discussion ont été lancées par la Conférence Femmes et la Conférence de Diaconie de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) réunies le 26 octobre à Berne. Cette rencontre, souligne mercredi la FEPS, a abordé la famille entre répartition traditionnelle des rôles, formes modernes de la famille et exigences sociales. Et ceci une perspective sociologique, psychosociologique, politique et théologique.

Il n’existe pas de politique familiale digne de ce nom au niveau fédéral, a déclaré Thérèse Meyer-Kaelin, conseillère nationale PDC du canton de Fribourg. Le thème de la famille est souvent déclaré «affaire privée». C’est un peu mince, car les familles fournissent bel et bien des prestations concrètes à la société. La conseillère nationale fribourgeoise a plaidé pour une politique famille au niveau suisse.

Le sociologue bernois Kurt Lüscher a fait observer qu’aujourd’hui, une grande partie des personnes de nationalité suisse vivent dans une association relationnelle englobant trois générations. La période de vie familiale commune entre enfants, parents, grands-parents et arrière-grands- parents s’est étendue, et c’est précisément ce que la politique de la famille devrait couvrir : «La politique de la famille est politique des générations». De l’Eglise réformée, M. Lüscher attend qu’elle poursuive résolument sa réflexion théologique sur ses fondements réformés et bibliques et qu’elle fasse entendre, plus souvent et d’une voix claire, un avis pertinent dans les débats publics sur la politique de la famille.

La théologienne Martina Schmidt, chargée de la diaconie et des questions sociales de la FEPS, a souligné que les Eglises réformées veulent apporter une contribution à une politique familiale qui soit cohérente et qui, outre une assistance directe et sans complications bureaucratiques, tienne compte aussi des aspects non pécuniaires susceptibles d’améliorer la situation de la famille.

Les participants ont définis des critères pour le travail au sein des Eglises, des oeuvres d’entraide et de la FEPS sur les questions actuelles touchant la politique familiale. (apic/com/bb)

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