1’800 personnes assassinées depuis le début 2004

Salvador: Insécurité en hausse, la faute aux bandes criminelles, seulement?

San Salvador, 2 novembre 2004 (Apic) Près de 1’800 ont été tuées au Salvador dans les huit premiers mois de l’année. Des chiffres alarmants données par la Police nationale civile (PNC), qui témoignent de l’insécurité grandissante dans ce pays. Au banc des accusés: des bandes organisées qui sévissent et écument la région.

Avec une moyenne de sept homicides par jour cette année, le Salvador occupe à nouveau cette année la tête d’un triste palmarès: celui du pays le plus violent d’Amérique centrale.

Selon les statistiques diffusées par les autorités, 1’320 personnes sont mortes tuées par des armes à feu et 314 des conséquences de blessures d’armes blanches. Depuis le début 2004, 1’646 hommes qui sont morts contre 151 femmes.

Pour la majeure partie des homicides, survenus essentiellement dans les zones urbaines, la police accuse les « pandillas » ou « maras », des bandes de jeunes responsables de nombreuses activités criminelles non seulement au Salvador mais dans toute l’Amérique Centrale. Pour y faire face, les gouvernements de ces pays ont du reste adapté leur arsenal législatif afin de mieux affronter ce phénomène fort répandu.

Quelques organisations humanitaires ne sont pas d’accord avec les estimations de la police. Selon elles, seuls 15% de ces actes de violence sont attribuables aux activités criminelles des « maras ».

En 2003 au Salvador, pays d’une extrême pauvreté, où plus de 40% de la population est sans emploi et la moitié environ vit en dessous du seuil de pauvreté, des chiffres donnés par ces ONG révélaient 139 homicides pour 100’000 habitants. (apic/misna/pr)

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