Rome: Jean Paul II recevra le premier ministre irakien Iyad Allaoui
Rome, 2 novembre 2004 (Apic) Jean Paul II recevra Iyad Allaoui le 4 novembre 2004. Le premier ministre du gouvernement provisoire irakien rencontrera au cours de la même journée certaines autorités politiques italiennes, avant de poursuivre sa tournée européenne à Bruxelles.
Jean Paul II recevra le premier ministre irakien Iyad Allaoui dans la matinée du 4 novembre 2004, d’après les informations données à l’Apic à Rome le 30 octobre 2004 par la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège.
Lors de la venue du président irakien Ghazi Al-Yaouar à Rome le 10 septembre dernier, en pleine crise des otages italienne, selon des sources vaticanes «aucune demande de rencontre des autorités irakiennes avec le Saint-Siège n’avait été émise». Le premier ministre en a lui-même fait officiellement la demande. Par ailleurs, il sera reçu par les institutions européennes à Bruxelles, le 5 novembre 2004. Iyad Allaoui ne devrait rester que 24 heures à Rome, ont affirmé des diplomates irakiens à l’Apic , le 2 novembre.
Dans un télégramme envoyé le 30 juin 2004 au président du nouveau gouvernement intérimaire irakien, le pape avait déclaré: «L’Eglise catholique du monde entier vous offre support et encouragement dans la charge de construire un nouvel Irak». Il avait émis le souhait que «les espoirs des Irakiens pour la paix, la liberté et la prospérité soient bientôt exhaucés».
Soutenir le gouvernement provisoire
Pour sa part, le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, Mgr Giovanni Lajolo, avait affirmé devant l’Onu le 29 septembre 2004: «Il est maintenant impératif de soutenir le gouvernement actuel dans ses efforts pour ramener le pays à la normale et à un système politique substantiellement démocratique et en harmonie avec les valeurs de sa tradition historique». Quant au cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano, interrogé le 22 septembre 2004 par le quotidien italien La Stampa, il a affirmé qu’il fallait désormais aider le gouvernement Allaoui. «Le défi actuel est celui de la réconciliation», avait-il encore expliqué.
Lors de l’audience hebdomadaire du 27 octobre 2004, le pape a affirmé accompagner chaque jour dans la prière la population irakienne, qui tente de reconstruire les institutions de son propre pays. Alors que le coup d’envoi du processus d’inscription sur les listes électorales du scrutin de janvier 2005, donnant naissance au premier gouvernement démocratique irakien, a été donné le 1er novembre 2004, un climat d’insécurité et de violence continue à régner dans le pays. L’intolérance fondamentaliste y est notamment omniprésente. Plusieurs églises chrétiennes ont été victimes d’attentats au cours des derniers mois, la dernière attaque remontant au 16 octobre 2004, où quatre églises catholiques et une église orthodoxe de Bagdad ont été visées.
Par ailleurs, les groupes extrémistes font pression sur les troupes d’occupation étrangères et sur le gouvernement intérimaire, notamment par le biais de prises d’otages se soldant parfois en assassinats.
Le vice-gouverneur de Bagdad, Hassan Kamel Abdel Fattah, a été tué le 1er novembre, au lendemain de déclarations du premier ministre Allaoui, avertissant que le bras de fer avec les rebelles sunnites de Falloujah entrait dans sa phase finale. Exigeant des forces rebelles irakiennes qu’elles déposent les armes et que leurs auxiliaires étrangers quittent le territoire, le premier ministre irakien avait déclaré: «Si nous ne pouvons pas résoudre les choses pacifiquement, je n’ai pas d’autre choix que le recours à une action militaire». (apic/imedia/ar/vb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/rome-jean-paul-ii-recevra-le-premier-ministre-irakien-iyad-allaoui/